L'ACPR plaide pour un déploiement contrôlé des modèles d'IA de pointe et un accès d'abord réservé à des partenaires de confiance du G7
Le 9 septembre 2026, à Paris, Denis Beau, premier sous-gouverneur de la Banque de France et président désigné de l'ACPR, a jugé le cadre européen insuffisant face aux modèles d'IA les plus avancés, dont les concepteurs eux-mêmes maîtrisent mal la dangerosité. Il a plaidé, au niveau international, pour un déploiement progressif et contrôlé de ces modèles, un accès réservé dans un premier temps à des partenaires de confiance, par exemple au niveau du G7, et le développement de capacités d'évaluation indépendantes en Europe. Le règlement DORA et le règlement européen sur l'IA couvrent selon lui le risque informatique courant, mais pas les capacités cyber d'un niveau inédit qu'ouvrent les modèles de pointe. Le superviseur sera chargé de la surveillance des systèmes d'IA à haut risque utilisés pour l'octroi de crédit et la tarification en assurance à compter de décembre 2027, et une enquête de l'ACPR de 2025 montrait que la quasi-totalité des banques et des assureurs français dispose déjà de cas d'usage en production.





