Comment créer un environnement réglementaire de l’IA favorable à l’innovation tout en protégeant les intérêts des citoyens et en respectant les principes éthiques ? C'est ce à quoi travaillent activement l'UE, les Etats-Unis et la Chine, le Royaume-Uni n'entend pas faire figure de spectateur, il a d'ailleurs annoncé en juin dernier organiser le premier sommet mondial sur l’intelligence artificielle. Alors que celui-ci aura lieu début novembre prochain, le gouvernement britannique se lance à corps perdu dans la finalisation du communiqué qui devrait en découler.
Tous les gouvernements s'entendent sur le fait qu'une réglementation des systèmes d'IA est nécessaire, ils ne veulent pourtant pas se priver de la manne financière que l'IA pourrait leur procurer. Sur le continent européen, la France et le Royaume-Uni rivalisent pour tenir le rôle de leader.
Suite au Brexit, souhaitant accentuer son détachement de l’organe politico-économique européen et relancer l’économie de la nation, le gouvernement britannique a présenté en 2021 un projet de réforme de sa réglementation sur la protection des données personnelles, tournant le dos au RGPD.
En mars 2023, le Ministère britannique de la Science, de l'Innovation et de la Technologie (DSIT) proposait un cadre réglementaire reposant sur cinq principes fondamentaux visant à favoriser le développement responsable de l'IA, tout en encourageant la transparence, la sécurité et l'équité :
- Sûreté, sécurité et robustesse ;
- Transparence et explicabilité appropriées ;
- Equité ;
- Responsabilité et gouvernance ;
- Contestabilité et réparation .