Une régulation de l'IA équilibrée
Les trois pays s'accordent sur une approche de régulation de l'IA fondée sur le risque. Ils souhaitent préserver la cohérence du texte réglementaire actuellement en cours de négociation afin de soutenir le développement d'une IA fiable et digne de confiance. Cette approche vise à maintenir la compétitivité de l'Europe sur la scène internationale.Vers une simplification des procédures
Les ministres ont également convenu de mettre en place une régulation prenant en compte les caractéristiques des acteurs de l'IA, en particulier des entreprises émergentes telles que les start-ups et les PME. L'objectif est de réduire les charges administratives et de simplifier les procédures européennes pour les projets qui impliquent plusieurs États membres, favorisant ainsi la coopération industrielle et l'innovation au sein de l'UE.Renforcement des centres de compétences
Les ministres soutiennent l'idée de renforcer les centres de compétences, les consortiums européens pour les infrastructures numériques (EDIC) et les hubs d'innovation numérique européens (EDIH), des structures visant à créer des consortiums pour des projets et des technologies communes. Ils ont salué et soutenu les efforts paneuropéens en cours pour créer un consortium dédié à l'IA en Europe afin de développer des technologies de langage et des modèles de fondation à travers un accès facilité aux capacités de calcul, aux espaces de données, aux compétences avancées et aux équipements de test. La France, en particulier, soutient l'accès aux capacités de calcul et le renforcement de l'accès aux financements privés pour les acteurs de l'IA via des initiatives telles que Scale Up Europe et Champions Technologiques européens, gérées par le Fonds européen d'investissement, afin de favoriser la croissance des entreprises technologiques importantes.Garantir la sécurité et la souveraineté des données au sein de l’UE
Les ministres ont souligné l’importance stratégique de la protection des données au sein de l’économie européenne des données. S’ils se sont engagés à promouvoir la circulation, l’accès et l’utilisation sécurisés des données au sein de l’Union européenne, ils ont également évoqué la nécessité d’adopter un système de certification de cybersécurité fiable, complet, robuste et transparent pour les fournisseurs de services cloud. De plus, ils ont appelé à une protection efficace des données sensibles en Europe, notamment contre les législations extraterritoriales qui pourraient menacer leur confidentialité. Tous ces sujets pourraient être abordés au niveau international pendant la présidence italienne du G7 en 2024. Bruno Le Maire a déclaré :“Compte tenu des nombreuses applications de l’IA, de son expansion rapide et du potentiel majeur qu’elle porte pour nos économies, l’Europe doit se montrer à la hauteur des enjeux. Avec une recherche scientifique et des universités de premier plan, des infrastructures informatiques de classe mondiale et des entrepreneurs talentueux, nous avons tous les atouts pour réussir cette révolution technologique. Je suis heureux que nous, ministres français, allemands et italiens, développions aujourd’hui une vision stratégique de l’IA, en discutant de projets communs et d’investissements supplémentaires à travers toute l’Europe, tout en veillant à ce que les risques soient limités par la prochaine législation européenne sur l’IA.”