“Nous sommes sur le point de construire une véritable législation phare pour le paysage numérique, non seulement pour l’Europe, mais aussi pour le monde entier”.
Lors d’une réunion du Conseil Européen le 9 novembre dernier, la France, l’Allemagne et l’Italie, se sont opposés à une règlementation des modèles de fondation, privilégiant l'autorégulation de leurs fournisseurs, mais faisant porter la responsabilité à ceux qui les utilisent pour leurs applications spécifiques. Les législateurs se trouvent aujourd'hui face à un défi : s'ils ne parviennent pas à s'entendre aujourd'hui, les négociations seront sans doute repoussées après les élections européennes en juin prochain. Mais selon Thierry Breton, Commissaire européen, "De nombreux progrès ont été réalisés au cours des dernières 22 heures sur le #AIAct".Les modèles de fondation open-source à l'abri de réglementations strictes
Selon les 1ères informations sur ces 22 heures de négociations, un accord provisoire aurait été trouvé pour les modèles de fondation, principale pierre d'achoppement des discussions. Il préserve une approche à plusieurs niveaux, les obligations de transparence sont maintenues pour tous les modèles, un résumé détaillé des données d'entraînement devra être fourni, sans toutefois compromettre les secrets d'affaires. Le contenu généré par l'IA devra être signalé. Les législateurs auraient entendu les revendications des défenseurs de l'open source comme Mistral AI et Alpha Alpha puisque leurs modèles ne seront plus soumis à d'application du règlement, sauf s'ils présentent un risque élevé ou sont utilisés à des fins interdites, comme les manipulations.Création d'un bureau de l'IA
Les eurodéputés et le Conseil se seraient entendus sur la création d'un bureau de l'IA, envisagée les mois derniers, qui aura pour mission de faire respecter les dispositions relatives aux modèles de fondation. Les décisions prises feront l'objet d'annexes. Avant la pause, des points de désaccord entre le Conseil et les eurodéputés subsistaient encore sur la détection biométrique à distance, la reconnaissance des émotions, le profilage racial et la police prédictive et devraient être discutés aujourd'hui.Nos articles remonteront en priorité dans « À la une » de Google.