Dernières brèves

Baromètre / sondage

Banque de France : 67 % des entreprises d'au moins 20 salariés utilisent l'IA générative, 31 % des utilisatrices constatent un gain de productivité

Le 3 septembre 2026, la Banque de France a publié dans son bulletin n° 266 une enquête de Véronique Genre et Léo Parpais sur l'usage de l'intelligence artificielle par les entreprises françaises. Menée du 25 février au 3 avril 2026 auprès d'environ 7 000 entreprises de son enquête mensuelle de conjoncture, elle couvre les sociétés d'au moins 20 salariés de l'industrie manufacturière, du bâtiment et des services marchands non financiers hors commerce, soit environ la moitié de l'économie française. 67 % d'entre elles déclarent un usage de l'IA générative, « principalement limité ou expérimental », de 64 % chez les 20 à 49 salariés à 83 % au-delà de 1 000 salariés ; l'IA non générative reste à environ un tiers. 74 % des utilisatrices la cantonnent aux fonctions support, marketing, administration, finance ou ressources humaines, contre 14 % qui la placent d'abord dans la production. Les effets mesurés restent limités : 31 % des utilisatrices d'IA générative constatent un gain de productivité, part qui retombe à 22 % si on la rapporte à l'ensemble des entreprises interrogées, et 41 % chez les utilisatrices d'IA non générative. Le manque de cas d'usage est le premier frein cité, par 38 % de l'ensemble et 49 % des non-utilisatrices.

Rapport de marché / adoption

Le gouverneur de la Banque de France Emmanuel Moulin alerte sur les risques de l'IA pour la stabilité financière

Dans une tribune publiée le 11 juillet 2026 dans l'hebdomadaire Investir, Emmanuel Moulin, gouverneur de la Banque de France, affirme que l'IA n'est ni une menace à écarter ni une fin en soi, mais un outil dont les effets dépendent de son usage. Il identifie plusieurs risques nouveaux pour la stabilité financière : la dépendance croissante des institutions à des prestataires tiers (cloud, modèles, infrastructures de calcul), qui accroît les risques opérationnels, de concentration et de souveraineté ; des risques de cybersécurité liés à des modèles avancés capables d'identifier des failles critiques à des fins offensives ; des comportements moutonniers algorithmiques susceptibles d'amplifier la volatilité des marchés ; et des enjeux d'explicabilité. Il rappelle que la réglementation bancaire et assurantielle reste neutre sur le plan technologique. La Banque de France a par ailleurs lancé en 2026 une mission « Banque innovante » pour faire de l'IA un levier de modernisation interne dans un cadre souverain et sécurisé.

Lire le profil complet Mis à jour le 21 juillet 2026

Banque centrale française, la Banque de France est citée pour son appel à contributions sur l’IA générative et son label GEEIS-IA Inclusive.

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