Le Conseil d'État valide la création par le législateur d'une présomption d'usage des contenus culturels par les fournisseurs d'IA
Le Conseil d'État a rendu le 19 mars 2026 un avis sur une proposition de loi sénatoriale instaurant une présomption d'exploitation des contenus culturels par les fournisseurs de systèmes d'intelligence artificielle. La haute juridiction a estimé que le législateur national était compétent pour créer cette présomption et que le texte était conforme à la Constitution comme au droit européen, sous réserve de quelques ajustements. Le dispositif vise à corriger l'asymétrie d'information entre titulaires de droits et fournisseurs d'IA, en établissant une présomption légale d'exploitation des œuvres destinée à favoriser des accords négociés. La proposition, portée par la rapporteure Laure Darcos, repose sur deux principes : la transparence sur les données exploitées et le droit à rémunération des créateurs. La commission de la culture du Sénat devait examiner le texte en séance publique le 8 avril 2026.










