Dernières brèves

Tribune / opinion

Christine Lagarde chiffre devant le Parlement européen à 10 % la part de l'IA dans l'investissement des entreprises en 2026

Le 28 septembre 2026, devant la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, la présidente de la Banque centrale européenne a consacré la seconde moitié de son intervention à l'intelligence artificielle. Christine Lagarde a indiqué que les entreprises consacreraient environ 10 % de leur investissement total à l'IA en 2026 et que l'endettement lié à l'IA représentait déjà environ le quart de la croissance du crédit aux entreprises. Elle a averti qu'une réévaluation brutale des perspectives des sociétés d'IA et de la soutenabilité de leur dette pourrait déclencher des corrections de marché atteignant les investisseurs de la zone euro. Elle a cité une enquête de la BCE selon laquelle 38 % des entreprises de la zone euro déclaraient fin 2025 un usage au moins modéré de l'IA, mais seulement 7 % un usage significatif, et a relevé que plus de 50 % des salariés utilisaient déjà l'IA dans leur travail.

Rapport de marché / adoption

Christine Lagarde juge que les besoins de financement de l'IA font une concurrence sérieuse à la dette des États

Le 12 septembre 2026, la présidente de la Banque centrale européenne a accordé à Ouest-France un entretien, publié sur le site de la BCE, en marge de la Fête de la pomme organisée par Hervé Morin en Normandie. Interrogée sur la hausse des taux longs, Christine Lagarde l'attribue à deux facteurs: l'état des finances publiques, "et aux États-Unis en particulier", et "le besoin de financement des acteurs économiques, notamment de l'intelligence artificielle", qui représente selon elle "une concurrence sérieuse pour la dette des États" et "relève forcément les coûts" quand les investisseurs arbitrent entre émetteurs. Elle qualifie les valorisations du secteur de très élevées, cite les introductions en Bourse annoncées et un risque de circularité en cours d'évaluation, quand une entreprise prend une participation dans une autre qui lui attribue ensuite un contrat de puces. Une correction est, dit-elle, tout à fait possible, sans calendrier. La BCE a relevé ses taux directeurs le 10 septembre, l'inflation de la zone euro atteignant 3,3 %.

Tribune / opinion

La BCE donne quatre mois aux banques de la zone euro pour contrer les cyber-risques liés à l'IA

Le 7 juillet 2026, Claudia Buch, présidente du Conseil de surveillance prudentielle de la BCE, a adressé une lettre aux dirigeants des quelque 110 banques significatives de la zone euro leur demandant d'évaluer l'impact des menaces cyber liées à l'IA générative et de soumettre un plan d'action détaillé à leur équipe de surveillance conjointe avant le 31 octobre 2026. La BCE demande une correction accélérée des vulnérabilités, un renforcement de la détection par IA et un examen des risques liés aux prestataires technologiques tiers. En contrepartie, elle reporte son questionnaire annuel sur le risque informatique de septembre 2026 à février 2027.

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