Les principaux enseignements de l'enquête
Un scepticisme clairement affiché
Seulement 9% des responsables RH interrogés ont déclaré utiliser des outils d’IA dans le cadre de leurs fonctions, une large majorité d'entre eux (76%) affirment ne pas vouloir le faire et 54% ne pas avoir confiance dans l'IA. Les résultats de l'enquête révèlent des disparités générationnelles et organisationnelles dans l'adoption de l'IA. Les jeunes responsables RH (moins de 30 ans) montrent un intérêt plus marqué pour ces nouvelles technologies (25% expriment le désir de les utiliser) par rapport à leurs homologues plus âgés (13% pour les 40 ans et plus). De même, les entreprises de plus de 250 salariés semblent plus enclines (25%) à envisager l'utilisation de l'IA que les entreprises de taille moyenne (11% pour les entreprises de 20 à 49 salariés).
Les freins à l'adoption de l'IA
Les freins à l’utilisation de l’IA remontés par les responsables RH sont les suivants :- L’incompatibilité des outils IA avec leurs procédures actuelles (pour 41% des répondants) ;
- Le respect de la confidentialité et la sécurité des données personnelles (38%).
- Le manque de compétences et de formation spécifique (32%) ;
- Résistance au changement parmi leurs collaborateurs (29%) ;
- Les coûts liés à l’implémentation d’outils IA dédiés (22%) ;
- Le manque de solutions IA adaptées à leurs besoins spécifiques (21%).
“L’IA va se généraliser dans le monde du travail : assistance virtuelle, génération de contenus, gestion de projets, etc. Dans les années à venir, les professionnels des Ressources Humaines devront composer avec ces nouvelles technologies et leurs enjeux (évolution des emplois, automatisation, menaces liées à l’éthique, fiabilité des données, transparence, etc.), tout en préservant l’humain, qui restera leur cœur de métier. Si cette enquête montre une véritable défiance des professionnels RH vis-à-vis de l’IA, on peut ainsi l’analyser comme un réflexe légitime de prudence qui s’atténuera lorsque les outils auront fait la preuve de leur valeur ajoutée et de leur fiabilité. Contrairement à ce que certains acteurs voudraient nous faire croire, il est inutile de se précipiter et de prendre des risques juridiques non-mesurés".