Malgré leur engagement et leur désir de briser les codes, les femmes restent sous-représentées dans les domaines des sciences, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques (STEM). Selon l’ONU, seules 30 % des étudiantes choisissent des domaines liés au STEM dans l’enseignement supérieur. Depuis 2015, la Journée internationale des femmes et des filles dans la science (IDWGIS) instaurée par l’UNESCO, cherche à lutter contre ces stéréotypes, à favoriser leur épanouissement dans le monde scientifique et à œuvrer en faveur de leur inclusion complète et équitable.
Comme le rappelle, à juste titre, le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres : « Nous pouvons tous et toutes contribuer à libérer l’immense talent inexploité de notre monde, en commençant par remplir les salles de classe, les laboratoires et les conseils d’administration de femmes scientifiques. »
Source : Institut de statistique de l'UNESCO, juin 2019[/caption]
Pour éviter que les stéréotypes de genre ne soient amplifiés dans l'industrie 4.0, il est crucial que les femmes participent activement à l'économie du numérique. En raison du recours croissant à l'intelligence artificielle dans le développement de produits et services, la représentation féminine dans la R&D devient un enjeu impératif. En effet, les biais inhérents à la conception d’algorithmes peuvent entraîner l'ignorance de leurs besoins et perspectives. À titre d’exemple, des recherches menées par l’université de Washington ont démontré que le logiciel de reconnaissance vocale de Google est 70 % plus performant avec des voix masculines qu’avec des voix féminines. Ce 11 février sera l'occasion de promouvoir leur rôle essentiel et d'encourager leur participation dans l'IA et les autres domaines des STEM.
Une journée en faveur de la parité
Selon le Rapport de l'UNESCO sur la science de 2021, intitulé Pour être intelligente, la révolution numérique devra être inclusive, les femmes ne représentent que 21 % des professionnels de l'IA en France et 33,3 % de la population dans les recherches scientifiques. Bien qu’on constate une pénurie de compétences dans la plupart des domaines technologiques, seules 28 % des femmes sont ingénieures et 40 % sont informaticiennes. Au sein de l’UE, par exemple, l’UNESCO a relevé que plus de la moitié des hommes qui décrochent un diplôme dans les technologies de l’information trouvent un emploi dans le numérique, contre seulement un quart pour les femmes. En dépit des progrès observés en termes de parité, le plafond de verre reste un obstacle à la carrière universitaire des femmes. Et pour cause, le nombre de bourses de recherche allouées aux chercheuses est inférieur à celui de leurs homologues masculins. Leurs travaux sont également moins publiés dans les revues scientifiques. Enfin, les carrières des chercheuses ont tendance à être plus courtes que celles des chercheurs, notamment parce qu’elles sont moins promues et moins bien rémunérées qu’eux. https://www.youtube.com/watch?v=rv-zbN39Cz0&t=26s En juin 2019, l’Institut de statistique de l'UNESCO proposait une carte permettant de visualiser la proportion de chercheuses dans le monde. On y constate qu’elles sont encore largement sous-représentées. Néanmoins, des régions comme l’Amérique latine, l’Asie centrale et certains pays de l'Europe de l'Est tendent vers plus de parité. Malgré tout, en 2019, on dénombrait moins de 30 % de chercheuses dans la communauté scientifique mondiale. Cette Journée internationale vise donc à sensibiliser à ces questions et à promouvoir une plus grande égalité dans le secteur. [caption id="attachment_41914" align="alignnone" width="512"]
Source : Institut de statistique de l'UNESCO, juin 2019[/caption]
Pour éviter que les stéréotypes de genre ne soient amplifiés dans l'industrie 4.0, il est crucial que les femmes participent activement à l'économie du numérique. En raison du recours croissant à l'intelligence artificielle dans le développement de produits et services, la représentation féminine dans la R&D devient un enjeu impératif. En effet, les biais inhérents à la conception d’algorithmes peuvent entraîner l'ignorance de leurs besoins et perspectives. À titre d’exemple, des recherches menées par l’université de Washington ont démontré que le logiciel de reconnaissance vocale de Google est 70 % plus performant avec des voix masculines qu’avec des voix féminines. Ce 11 février sera l'occasion de promouvoir leur rôle essentiel et d'encourager leur participation dans l'IA et les autres domaines des STEM.
