France Digitale Day : 5 milliards d’euros annoncés sur 3 ans pour aider les start-up françaises

France Digitale Day : 5 milliards d’euros annoncés sur 3 ans pour aider les start-up françaises
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Macron France Digital Day

Ce mercredi se tient le France Digitale Day au Musée des Arts Forains. À l’occasion d’une soirée de lancement, Emmanuel Macron a annoncé hier que les investisseurs institutionnels allaient “engager dans les trois prochaines années cinq milliards d’euros dans les fonds français spécialisés sur la technologie”.

France Digitale Day, la conférence internationale de l’écosystème French Tech proposée par France Digitale, se tient en ce moment-même à Paris. Hier, à l’occasion du lancement de l’événement, le président Emmanuel Macron s’est exprimé sur l’objectif de voir éclore davantage de licornes en France. Pour ce faire, ce sont 5 milliards d’euros qui ont été annoncés pour soutenir les start-ups et soutenir leur transformation en licorne.

“Si on veut gagner la bataille […] on doit réussir à lever plus vite, plus fort, plus de capitaux” a indiqué Macron qui a également indiqué que les investissements dans les start-ups allaient croissants : “2,8 milliards en 2017, 3,6 milliards en 2018 et plus de 5 milliards sans doute cette année”. Les levées de fonds de plus de 50 millions d’euros sont en augmentation : 11 en 2018 et déjà 13 en 2019 avec l’éclosion de 4 nouvelles licornes : Meero, Ivalua, Kyriba et Doctolib.

L’objectif de la France est d’avoir au moins 25 licornes françaises en 2025. C’est pour cela qu’il est fondamental de s’assurer que les start-ups dans leurs derniers stades de financements puissent obtenir ce soutien.

Sur ces 5 milliards d’euros, 2 milliards concerneront les fonds de capital-risque dits last stage. Les 3 autres milliards seront orientés vers les fonds tenus par des gestionnaires d’actifs spécialisés dans l’investissement coté.

Outre les financements nationaux, les start-ups pourront toujours bénéficier d’investissement étrangers. Macron a indiqué être “ouvert aux investisseurs chinois et américains” sans que cela signifie “dépendre d’autres acteurs pour les grands choix technologiques que seront les nôtres”. “La bataille qu’on est en train de mener […] est celle de souveraineté […] Si on ne construit pas les champions dans tous les nouveaux segments […], nous ne serons plus souverains”.