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Etude BCG-MEDEF sur la maturité digitale : les entreprises françaises doivent accélérer leur transformation numérique

Le Boston Consulting Group (le BCG) et le Mouvement des entreprises de France avaient présenté le premier baromètre « Maturité Digitale en France » lors de la REFnum 2019. C’est à l’occasion du Salon VivaTech, dans le cadre de la REFnum 2022, ce 15 juin, qu’ils ont présenté un « Etat des lieux de la maturité digitale de la France post crise sanitaire ». Ils se sont basés, entre autres, sur les résultats d’une enquête menée auprès de 173 chefs d’entreprises qui leur a permis de constater que, bien que la transformation digitale des entreprises françaises ait connu une nette accélération durant la crise, de nombreuses fragilités persistent, notamment en matière de connectivité et de talents.

L’étude BCG-MEDEF 2019 avait souligné : « la France est à l’avant du peloton dans la compétition mondiale mais doit accélérer pour rejoindre le groupe de tête. » Elle avait pointé la fuite des talents, le manque d’infrastructures ainsi que la sous-exploitation des données.

L’édition 2022 vise à comprendre l’impact de la crise Covid sur la maturité digitale du pays et les diverses réalités auxquelles les entreprises ont dû se confronter. L’étude présentée se base sur l’enquête en ligne menée du 5 mai au 6 juin dernier auprès de 173 chefs d’entreprise français mais également sur les indicateurs du BCG  concernant la transformation digitale et le futur du travail ainsi que sur l’analyse d’études internationales positionnant la France vis à vis de ses pairs (OCDE, Commission Européenne…)

Une transformation numérique boostée par la pandémie et soutenue par les politiques publiques

La pandémie a fait évoluer les habitudes des consommateurs, le télétravail a été privilégié, les entreprises françaises ont misé sur le numérique pour répondre aux attentes de leurs clients comme de leurs collaborateurs. Les chefs d’entreprises interrogés par le MEDEF et BCG placent la flexibilité, la sécurité et la durabilité au cœur de leurs préoccupations :

  • 73% ont mis en place de nouveaux outils de communication et de travail collaboratif et ont l’intention de les conserver,
  • 79% ont pris des mesures pour renforcer leur cybersécurité,
  • 76% estiment que réduire l’impact carbone de leurs activités numériques est une de leurs priorités.

Ces préoccupations ont été mentionnées par la majorité des entreprises, plus particulièrement par les entreprises de services (finance, assurances, services aux entreprises, télécommunications, médias et technologie) celles de plus grande taille, ou se trouvant dans des départements favorisés.

Une transformation qui reste toutefois limitée

Selon cette étude, les efforts de transformation digitale des entreprises bien que réels doivent être intensifiés. Si elles dématérialisent certains processus comme la relation client et renforcent leur présence en ligne, seulement 26% d’entre elles ont mis en place un nouveau mode de commercialisation en ligne (« click and collect » ou e-commerce) pendant la crise. Par ailleurs, elles sont encore peu nombreuses à se saisir du potentiel des données pour se moderniser et gagner en compétitivité, 51% n’ont pas débuté ou même envisagé leur valorisation, peut-être par manque de compétences puisque 61% déclarent ne pas avoir recruté de profils dans le digital récemment.

Une méconnaissance des aides publiques

Le gouvernement a mis en place des aides pendant la crise sanitaire, 100 milliards d’euros  ont ainsi été consacrés au plan France Relance en septembre 2020 pour soutenir l’économie. Des initiatives comme France Num pour soutenir la transformation numérique des petites entreprises, « Industrie du Futur » pour la modernisation des PME et ETI industrielles ou encore « IA Booster » sont méconnues ou sous-utilisées par les entreprises. 56% déclarent ne pas connaître les aides du volet numérique de France Relance, 10% seulement ont bénéficié d’aides ou d’un accompagnement dans ce cadre bien que que 42% soulignent un besoin de financement.

Deux pistes pour renforcer la transformation digitale et permettre à la France de consolider sa position

Les auteurs du rapport, en se basant notamment sur des comparaisons internationales,  ont retenu deux axes d’amélioration :

  • Créer une dynamique d’entraînement pour encourager la transformation des entreprises traditionnelles, en rapprochant les start-ups développant des solutions innovantes et les entreprises traditionnelles au sein de filières sectorielles, en formant en masse des travailleurs qualifiés, sachant exploiter le potentiel des outils numériques et en attirant des investisseurs en capital-risque.
  • Renforcer les actions visant à gommer les disparités persistantes du territoire français, en accélérant le déploiement de la fibre et de la 5G, en consolidant le rôle de l’état en tant que catalyseur et tiers de confiance, particulièrement pour les plus petites entreprises, en veillant à ce que chaque français ait un minimum de compétences dans le numérique et ne s’en défie plus.

Alexandre Aractingi, Directeur associé au BCG, conclut :

« Disposer d’une formation d’excellence et développer des services numériques de pointe n’est plus suffisant. Le pays doit former un grand nombre de talents digitaux et acculturer l’ensemble des actifs au digital afin que toutes les entreprises de notre tissu économique puissent engager une transformation profonde de leurs activités… Les exemples internationaux nous le démontrent, la structuration autour de filières et d’écosystèmes permet d’accélérer cette transition. »


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Marie-Claude Benoit

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