Vingt-deux chercheurs, dont Hinton, Bengio et Jakub Pachocki, demandent aux États de surveiller l'automatisation de la recherche en IA
Le 28 septembre 2026, le Cambridge Programme on AI Science & Policy, rattaché à l'université de Cambridge, a publié « What if automating AI R&D triggers an intelligence explosion? », signé par vingt-deux auteurs : Geoffrey Hinton, Yoshua Bengio, Andrew Barto, Jakub Pachocki (directeur scientifique d'OpenAI), Jack Clark (cofondateur d'Anthropic), Eric Horvitz (Microsoft), Dawn Song (Berkeley) et Sören Mindermann, entre autres. Le texte constate que les systèmes d'IA écrivent désormais la majeure partie du code dans les entreprises qui les développent et juge qu'ils automatiseront l'essentiel de la recherche et du développement en IA d'ici quelques années, voire sa totalité. Il adresse trois demandes aux décideurs : obtenir de la visibilité sur cette automatisation, se doter de moyens de l'orienter et de la contenir, préparer les sociétés à ses effets. Trois risques extrêmes sont décrits : une croissance des capacités plus rapide que l'adaptation des sociétés, la perte de contrôle sur des systèmes surhumains et l'érosion des contrepoids entre États, entreprises et pouvoirs publics.
