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Usage malveillant (deepfake, fraude…)

Washington accuse six sociétés chinoises d'IA, dont DeepSeek et Alibaba, d'avoir distillé à l'échelle industrielle les modèles américains

Le 8 septembre 2026, la NSA, la CISA et le FBI ont publié un avis conjoint de cybersécurité référencé AA26-251A, intitulé « China-Based Artificial Intelligence Companies Conducting Industrial-Scale Distillation Campaigns Against U.S. AI Companies ». Les trois agences y nomment DeepSeek, Moonshot AI, Alibaba, MiniMax, StepFun et Z.AI, et affirment que ces sociétés mènent depuis fin 2024 au moins des campagnes de distillation de connaissances à haut volume, ayant extrait « des milliards de tokens sur des millions d'échanges » auprès des modèles américains de pointe. L'avis décrit l'usage de comptes frauduleux, de « stations de transfert » du marché gris contournant les restrictions géographiques et d'un nettoyage automatisé des métadonnées, et recommande aux entreprises américaines la détection des schémas anormaux, l'altération discrète des réponses suspectes et le partage d'indicateurs entre organisations. Il juge « trompeur » le coût d'entraînement de 5,6 millions de dollars revendiqué par DeepSeek, dont il situe la distillation entre fin 2024 et mi-2025, pour entraîner les modèles R1 et V3.

Projet de loi / consultation

Deux élus américains déposent le Stop Rogue AI Act, qui chargerait le NIST de normes de sécurité pour les agents d'IA

Le 3 septembre 2026, les représentants Josh Gottheimer (démocrate, New Jersey) et Mike Lawler (républicain, New York) ont déposé le Stop Rogue AI Act. Le texte confierait au NIST le soin de publier, dans l'année suivant sa promulgation, des normes et bonnes pratiques de déploiement sécurisé des agents d'IA : vérification continue des actions menées par les agents, évaluation de leur sécurité et journaux d'actions inviolables. Ces normes couvriraient aussi la tenue par les entreprises d'un inventaire continu et lisible par machine de tous leurs agents, la CISA coordonnant l'application aux agences fédérales civiles. Elles resteraient volontaires pour la plupart des organisations, mais s'imposeraient aux fournisseurs candidats à de nouveaux marchés fédéraux. Palo Alto Networks, GoDaddy, Infoblox, l'AI Policy Network et l'Alliance for Secure AI soutiennent le texte.

Faille / vulnérabilité

La CISA inscrit au catalogue des failles activement exploitées un contournement d'authentification MCP de LiteLLM, troisième entrée en 2026

Le 2 septembre 2026, l'agence américaine de cybersécurité CISA a ajouté la faille CVE-2026-59822 à son catalogue des vulnérabilités activement exploitées, avec une échéance de correction fixée au 16 septembre pour les agences fédérales. La faille touche LiteLLM, passerelle libre qui route les appels d'applications vers OpenAI, Anthropic, Azure ou Gemini au format OpenAI. Selon le NIST, avant la version 1.84.0, un en-tête Authorization fabriqué déclenchait un repli OAuth2 qui remplaçait la validation de clé par un objet UserAPIKeyAuth vide, donnant accès aux outils MCP sans clé valide ; la faille est notée 8,8 en CVSS 4.0. C'est la troisième vulnérabilité de LiteLLM inscrite au catalogue en 2026, après une injection SQL le 8 mai et une injection de commande le 8 juin.

Décision d'autorité (CNIL, CE…)

La CISA utiliserait Claude Mythos d'Anthropic pour auditer le code du gouvernement fédéral américain

Selon Reuters, citant trois sources proches du dossier, l'agence américaine de cybersécurité CISA (Cybersecurity and Infrastructure Security Agency) aurait recours depuis plusieurs semaines à Mythos, le modèle d'Anthropic spécialisé en cybersécurité offensive, pour auditer du code source fédéral et repérer des vulnérabilités exploitables. Deux sources indiquent que l'initiative aurait déjà mis au jour un grand nombre de failles, sans que leur ampleur exacte soit précisée. Anthropic aurait briefé au préalable des responsables de la CISA et du Département du Commerce sur les capacités offensives et défensives de Mythos, un modèle jusque-là réservé à une centaine d'organisations américaines vérifiées dans les infrastructures critiques. Ni Anthropic ni la CISA n'ont confirmé officiellement l'information au 7 juillet 2026.

Source : Reuters
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Usage malveillant (deepfake, fraude…)

Les agences cyber de l'alliance Five Eyes alertent : l'IA de frontière transformera la cybersécurité « en mois, pas en années »

Le 22 juin 2026, les six agences de cybersécurité de l'alliance Five Eyes - la NSA et la CISA aux États-Unis, le NCSC britannique, l'ACSC australien, le GCSB néo-zélandais et le Centre canadien pour la cybersécurité - ont publié une rare déclaration conjointe avertissant que les modèles d'IA de frontière transformeront les capacités cyber, offensives comme défensives, plus vite que l'industrie ne l'anticipe. « Le calendrier ne se compte pas en années, il se compte en mois », écrivent-elles, appelant les dirigeants à agir dès maintenant. La déclaration évoque des capacités de cyberattaque accélérées par l'IA et n'attribue ces risques à aucun modèle nommé en particulier.

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