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Zoom sur l’équipe Clean Nature de l’INRS lauréate du 2e prix du Défi AquaHacking

Au Québec, l’équipe Clean Nature de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) a remporté le 2e prix du Défi AquaHacking. La grande finale s’est tenue le 27 septembre 2019 au Port de Montréal. L’innovation développée par cette équipe et basée sur l’intelligence artificielle permet de réduire les quantités de sels épandues sur les routes en période hivernale et, ainsi, de contrer la contamination des sources d’eau douce avoisinantes.

Anne Carabin, Patricia Gomez et Claudie Ratté-Fortin de l’INRS ont été récompensées par une bourse de 15 000 $ et une place dans un incubateur de jeunes pousses. Le Défi Aquahacking est axé sur le développement et la mise en place de solutions novatrices répondant aux enjeux liés à la ressource en eau. Le thème de cette année ? Les problématiques qui affectent le bassin des Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent au Canada.

Clean Nature pourra bénéficier d’un accompagnement pour la création de leur entreprise et le développement de leur produit.

« Nous aimerions remercier l’équipe d’AquaHacking pour ce prix, l’organisation et l’accompagnement tout au long de la compétition, de même que l’INRS pour son soutien. Nous souhaitons également remercier les nombreuses personnes qui nous ont aidées de près ou de loin pendant cette expérience », a déclaré Patricia Gomez.

Plus de précision, moins de contamination

Clean Nature propose GuIA, un outil de gestion et d’aide à la décision intelligent qui permet une optimisation des quantités, du type et des opérations d’épandage des sels de déglaçage. Cet outil modélise les besoins d’épandage de chlorure de sodium en utilisant les données en temps réel des conditions environnementales, météorologiques et routières afin d’identifier les besoins avec précision. On utilise une quantité de sel adaptée aux conditions de la chaussée et les coûts d’entretien des routes sont réduits.

« Nous sommes très fières du travail accompli et cette expérience très enrichissante n’est qu’un début. Nous allons continuer notre projet de réduction à la source des sels de déglaçage qui met l’intelligence artificielle au service de l’environnement », a précisé Patricia Gomez.

L’épandage de chlorure de sodium rend les chaussées plus sécuritaires transformant la glace en eau, ce qui permet aux pneus de mieux adhérer à la surface. Toutefois, il est difficilement éliminé par les usines de traitement d’eau. Le chlorure de sodium contamine les étendues d’eaux douces adjacentes et menace les sources d’eau potable et les écosystèmes. Plus d’informations sur leur projet ici.

6 équipes, 5 enjeux liés à l’eau et 50 000 $ en tout à gagner

Le Défi AquaHacking mise sur la créativité, le talent et la passion de jeunes chercheuses et chercheurs pour développer des solutions concrètes aux enjeux liés à l’eau. Le Défi a été créé en 2015 grâce à la Fondation de Gaspé Beaubien.

Six équipes ont pris part à la finale du vendredi 27 septembre 2019. Cinq prix en argent ont été remis, totalisant une somme de 50 000 $. Les cinq finalistes bénéficieront également d’un accompagnement pour développer le produit qu’ils ont soumis au défi.

Rappelons que l’équipe du professeur Karem Chokmani de l’INRS avait remporté la 1re position en 2018 et qu’une autre équipe de l’INRS avait obtenu une 4e place lors de l’édition 2016.

Détentrice d’une maîtrise en sciences de l’eau réalisée à l’INRS, Anne Carabin poursuit ses études au doctorat en ingénierie civile à l’Université de Victoria, en Colombie-Britannique.

Diplômée du même programme d’études, Patricia Gomez travaille actuellement en tant que chargée de projet en gestion des eaux pluviales chez NEXT Stormawater Solutions.

Quant à Claudie Ratté-Fortin, elle est candidate au doctorat en sciences de l’eau à l’INRS.


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Pierre-yves Gerlat

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