Tesla garde la même ligne de défense
Le premier procès en Californie concerne un accident survenu à Micah Lee en 2019. La Model 3 équipée du système Autopilot a dévié de sa trajectoire, percuté un palmier et pris quasi-instantanément feu, entraînant la mort du conducteur et des blessures graves pour les passagers, dont un enfant. Pour les plaignants, l'autopilot est en cause, ils accusent Tesla d'avoir vendu un véhicule tout en sachant qu'il était défectueux. Le deuxième procès débutera un peu plus tard, début octobre, en Floride. Stephen Banner était lui aussi à bord d'une Model 3 qui est venue s'encastrer sous la remorque d'un camion. Sa veuve a déposé plainte contre Tesla pour non-fonctionnement du système ADAS. Tesla nie également toute responsabilité dans ces 2 accidents. Selon Reuters, la société avancerait même que Micah Lee avait bu avant de prendre le volant et qu'il n'est pas établi que l'Autopilot était activé au moment de l'accident. Jonathan Michaels, l'un des avocats des plaignants, n'aurait pas souhaité commenter les arguments de Tesla, mais aurait déclaré être "pleinement conscient des fausses affirmations de Tesla, y compris leurs tentatives honteuses de blâmer les victimes pour leur système de pilotage automatique défectueux connu". Des documents ont été transmis à la cour ne plaidant pas en faveur de Tesla ni d'Elon Musk d'ailleurs. Après un accident en 2016 où une voiture avait percuté un camion, le PDG avait affirmé que la société allait apporter des modifications aux détecteurs du système. Selon les dépositions de divers employés auxquelles Reuters a eu accès, presque rien n'aurait été fait... Tesla a demandé à la cour que ces témoignages et certains documents soient gardés secrets mais les avocats des plaignants s'y opposent et entendent que le public soit au courant des défaillances du système et du rôle joué par l'entreprise en n'y remédiant pas.Nos articles remonteront en priorité dans « À la une » de Google.
