Retour sur le lancement de l’expérimentation de l’intelligence artificielle dans l’administration par le gouvernement français

Retour sur le lancement de l’expérimentation de l’intelligence artificielle dans l’administration par l
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En juin dernier, et faisant suite aux déclarations réalisées lors du sommet AI for humanity, le gouvernement a souhaité se réitérer dans sa volonté que l’État se saisisse pleinement du potentiel de l’IA et l’intègre dans la conduite de ses missions, pour un meilleur service rendu aux usagers. Pour initier ce mouvement, la direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’Etat (DINSIC) et la direction interministérielle de la transformation publique (DITP) ont lancé le 14 juin dernier, dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA), un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour expérimenter l’intelligence artificielle dans les services publics.

La Caisse des dépôts et consignations (CDC) en est l’opérateur administratif et financier. Le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) coordonne l’ensemble du PIA.

Destiné aux opérateurs directs de services publics au niveau de l’État (ministère, opérateur national, etc.), cet AMI s’adresse essentiellement à des acteurs publics désireux d’expérimenter à la fois des approches (techniques d’intelligence artificielle) et des modes de travail innovants (méthodes « agiles ») pour aborder sous un autre angle leurs problématiques métier. Pendant 10 mois (sur la période 2018 et 2019), les lauréats bénéficieront d’un accompagnement :

  • Technique, pour monter en compétence sur les technologies d’intelligence artificielle,
  • Stratégique, pour appréhender la transformation du métier associée aux technologies d’intelligence artificielle.

À la clé ? Un prototype fonctionnel expérimenté auprès d’utilisateurs (agents ou administrés). Les lauréats seront sélectionnés sur les critères suivants :

  • Bénéfices potentiels internes et externes pour l’action publique, liés à l’utilisation de l’IA sur le périmètre métier proposé ;
  • Pertinence technique du projet ;
  • Composition de l’équipe d’agents publics impliqués dans le projet ;
  • Existence et accessibilité des données nécessaires ;
  • Prise en compte des risques éthiques.

« Avec cette expérimentation, nous montrons que l’État aussi est prêt à se saisir du potentiel de l’Intelligence artificielle pour transformer l’administration en profondeur et libérer la créativité de ses agents, afin d’offrir aux citoyens un service public plus performant et proche de leurs besoins » indiquait Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé du Numérique.

Découvrez l’AMI « Pour le développement de l’intelligence artificielle dans l’administration » sur www.demarches-simplifiees.fr/commencer/ami-intelligence-artificielle