Un projet de 7,5 milliards d'euros
STMicroelectronics, fabricant de semi-conducteurs franco-italien, possède 4 sites de production en France : Rennes, Tours, Aix-en-Provence et Crolles, près de Grenoble. C'est donc tout près de ce dernier qu'il a décidé d'investir 7,5 Mds€ avec l'américain GlobalFoundries dans la construction de cette nouvelle usine. Le projet bénéficie d’un soutien de l’Etat à hauteur d’un maximum de 2,9 Mds€ provisionné par le volet semi-conducteurs de France 2030, (5,5 Mds€ sur cinq ans) qui vise à doubler la production de puces en France d’ici 2028 et déclencher près de 18 Mds€ d’investissements sur le territoire. Par ailleurs, si l’usine s'avère plus rentable que prévu, une part de cette aide d’Etat sera remboursée au gouvernement...Les premières puces déjà en production
Moins d’un an après l’annonce de l’investissement, la production vient de débuter et montera progressivement en puissance. L’objectif est d’augmenter les capacités de production françaises de 620 000 wafers, des plaques rondes composées de matériaux semi-conducteurs, du silicium pour ce projet, sur lesquelles sont gravés les composants de micro-électronique, par an à l’horizon 2028. L'usine permettra notamment d'atténuer les tensions d’approvisionnement, en ajoutant pratiquement 6 % de nouvelles capacités de production à la capacité européenne existante sur l’ensemble des nœuds technologiques et jusqu’à 41 % sur les nœuds d’une finesse de gravure de 20nm à 65nm. L’investissement permettra ainsi de développer fortement l'écosystème technologique FD-SOI français par la fourniture de composants économes en énergie, hautement performants, sécurisés et fiables, pour les principaux secteurs industriels européens (automobile, industrie, télécommunications pour la 5G/6G, IoT, spatial…). De par son échelle, ses performances, et les technologies qui y seront produites, cette usine sera l’unité la plus avancée en Europe sur la technologie FD-SOI.1000 emplois à la clé
Les deux entreprises se sont engagées à un niveau d’excellence en matière environnementale : consommation d’électricité, émissions directes et indirectes de CO2, consommation en eau et recyclage. Le projet permettra la création de 1 000 emplois et la formation d’alternants. Sur demande de l’Etat, les entreprises devront également prioriser certaines commandes, jusqu’à 5% des capacités annuelles de production seront ainsi réservées aux besoins souverains, de sécurité nationale, ou à ceux des TPE et aux PME.Nos articles remonteront en priorité dans « À la une » de Google.
