Un manque de clarté sur l’utilisation des outils de GenAI
En 2023, les outils de GenAI ont conquis 1/4 des salariés et un peu moins de la moitié des dirigeants français (42 %). Ces chiffres devraient continuer de croître puisque près de la moitié des salariés (43 %) et des dirigeants (41%) estiment se sentir à l’aise pour utiliser ces derniers (ChatGPT...) dans leur travail au quotidien. Cependant, près de 40 % des salariés français affirment ne toujours pas connaître la position de leur entreprise sur l’utilisation de l’IA générative, ce qui est corroboré par les réponses des dirigeants : 59% ont affirmé qu’aucune directive n’était en préparation pour la mise en œuvre d’outils de GenAI. Cette absence de directives internes globales est soulevée par 46 % des salariés alors qu'ils sont 54 % à demander des consignes pour clarifier la situation. Cette opacité va de pair avec une absence de sensibilisation aux risques : près d’un tiers des dirigeants (31 %) et près de la moitié des salariés (43 %) ne sont pas au courant des restrictions de leur entreprise en matière de cybersécurité liées à l’utilisation de ces outils. Un autre constat alarmant de l'étude est le peu de formations disponibles pour les salariés. Bien que 58 % des salariés et 60 % des dirigeants expriment le désir d’acquérir davantage de connaissances sur l’utilisation des outils de GenAI dans leur travail quotidien, une majorité de dirigeants (66 %) n’ont pas encore proposé de formation à leurs salariés. L'étude révèle néanmoins une prise de conscience de l’importance de la formation pour accompagner leur adoption. En effet, 35 % des dirigeants prévoient de mettre en place des formations dans les deux prochaines années, principalement en interne (50 %) mais aussi en faisant appel à des formateurs externes (45 %). Fanny Doukhan, French country manager chez Splunk, commente :"En à peine un an, les outils de GenAI ont conquis les salariés français. La rapidité a été telle que les entreprises n'ont pas encore eu le temps de statuer formellement sur ces outils laissant le flou s'installer entre salariés et dirigeants. Aujourd’hui, seule une poignée est formée à la prise en main de la GenAI ce qui n’est pas sans poser de questions sur la sécurité des données qui peuvent y être partagées. Si interdire ces outils semble peu plausible, réglementer son usage par un cadre précis intégrant éthique et sécurité va devenir nécessaire dans les mois prochains".