La collaboration avec le Financial Times
C'est le Financial Times lui-même qui a annoncé un accord de licence avec OpenAI et un partenariat stratégique pour développer de nouveaux produits et fonctionnalités d’IA pour ses lecteurs. Il déclare également avoir acquis un accès à ChatGPT Enterprise pour tous ses employés afin que "ses équipes connaissent bien la technologie et puissent bénéficier des gains de créativité et de productivité rendus possibles par les outils d’OpenAI". L'article cite John Ridding, PDG de FT Group :"Il s’agit d’un accord important à plusieurs égards. Cela reconnaît la valeur de notre journalisme primé et nous donnera un aperçu précoce de la façon dont le contenu est mis en évidence par l’IA. Nous sommes depuis longtemps un chef de file en matière d’innovation dans les médias d’information, pionniers du modèle d’abonnement et des technologies d’engagement, et ce partenariat nous aidera à rester à l’avant-garde des développements dans la façon dont les gens accèdent à l’information et l’utilisent".
La plainte des journaux américains pour violation de droits d'auteur
Si certains quotidiens se sont dits prêts à négocier, certains refusent de laisser OpenAI explorer et collecter des données à partir de leurs contenus comme la BBC, CNN ou Reuters. C'est également le cas du New York Daily News, du Chicago Tribune, de l’Orlando Sentinel, du Sun Sentinel of Florida, du San Jose Mercury News, du Denver Post, de l’Orange County Register et du St. Paul Pioneer Press, huit journaux appartenant à Alden Global Capital. Ils accusent OpenAI d’avoir illégalement copié des millions de leurs articles pour entraîner ses modèles, et ce, sans contrepartie financière, tout comme Microsoft, qui en aurait fait de même pour Copilot. Ces litiges en cours avec les médias soulignent les défis complexes auxquels l’industrie de l’IA est confrontée dans la recherche d’un équilibre entre innovation technologique, protection des droits d’auteur et rémunération équitable des créateurs de contenu.La plainte de NOYB
Organisation à but non lucratif basée à Vienne, en Autriche, Noyb vise à faire respecter les droits à la vie privée et à la protection des données personnelles. Alors qu'une personnalité publique n'a pu faire rectifier la date erronée de sa naissance par OpenAI, elle a porté plainte auprès de l'autorité autrichienne de protection des données. Elle lui a demandé d'enquêter sur le traitement des données personnelles par OpenAI et d'imposer une amende pour garantir sa conformité future au RGPD. Le RGPD exige que les informations concernant les individus soient exactes, que ceux-ci aient un accès complet aux informations stockées et à leur source, ce qu'OpenAI reconnait lui-même ne pas pouvoir faire. La start-up aurait toutefois déclaré que "la précision des faits dans les grands modèles de langage reste un domaine de recherche actif". Maartje de Graaf, avocate spécialisée dans la protection des données chez Noyb, commente:"Inventer de fausses informations est déjà problématique en soi. Mais lorsqu'il s'agit de fausses informations sur des personnes, les conséquences peuvent être graves. Il est clair que les entreprises sont actuellement incapables de faire en sorte que les chatbots tels que ChatGPT soient conformes à la législation de l'UE lorsqu'ils traitent des données concernant des personnes. Si un système ne peut pas produire des résultats précis et transparents, il ne peut pas être utilisé pour générer des données sur des personnes. La technologie doit suivre les exigences légales, et non l'inverse".