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L’ONU appelle à exploiter tout le potentiel de la science et de la technologie pour l’Agenda 2030

Dans le cadre de la réalisation des objectifs de l’Agenda 2030, le programme de développement durable de l’ONU à l’horizon 2030, la science, la technologie et l’innovation prennent une place considérable. Le 6e forum de collaboration multipartite axé sur ces principaux domaines appelle à exploiter leurs potentiels au profit de tous. Le message envoyé par cet évènement comprenait également une allusion à la pandémie de Covid-19, qui selon l’ONU, n’a jamais autant révélé l’importance de la science et de la technologie pour notre bien-être et notre survie.

Le 6e  forum de collaboration multipartite sur la science, la technologie et l’innovation a débuté ce mardi 4 mai 2021 et s’est poursuivi ce mercredi 5 mai. Lors du premier jour, trois sessions ont eu lieu autour de trois sujets différents :

  • Science, technologie et innovation – les enseignements tirés de la pandémie de Covid-19
  • Politiques et initiatives dans les domaines de la science, la technologie et l’innovation au service de la réalisation des objectifs de développement durable – meilleures pratiques et enseignements tirés
  • Des voies efficaces vers les ODD : la science, la technologie et l’information pour mettre fin à la pauvreté et à la faim, améliorer le bien-être humain et renforcer la résilience

Dans son message adressé aux participants du Forum, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a souhaité mettre en avant l’utilisation des sciences, de la technologie et de l’innovation dans le contexte de la pandémie de Covid-19 et la nécessité d’une plus grande coopération mondiale sur le sujet afin d’atteindre les objectifs d’Agenda 2030.

Une analyse de l’utilisation de la technologie et des sciences durant le contexte de pandémie

Pendant cette première session, les enseignements tirés de la pandémie de Covid-19 ont été évoqués. Pour Vaughan Turekian, de l’académie des sciences des États-Unis et modérateur du débat, il était question de savoir comment les évènements qui se sont déroulés pendant la pandémie pourraient être réutilisés à l’avenir.

Plusieurs spécialistes, institutions et états membres de l’ONU sont intervenus sur la question :

  • Nisia Veronica Trindale Lima, présidente de la fondation Oswaldo Cruz au Brésil souhaite que la science et la technologie soient mises au service de la lutte contre les inégalités. Cette volonté émane du constat qu’elle a pu faire autour d’un rebond des inégalités dues au contexte sanitaire.
  • La Dr Dina Dellyana, coordinatrice du Global Center of Excellence and International Cooperation for creative Economy, a remarqué que beaucoup de personnes n’ont pas accès aux technologies du numérique. Avec son institution, elle désire être une des pionnières dans la formation des plus vulnérables dans la gestion des données ou dans le marketing numérique.
  • La Finlande a évoqué le fait que durant une pandémie comme celle du Covid-19, l’association d’une multitude de connaissances est primordiale. D’où l’importance, selon elle, de mettre en commun l’ensemble des connaissances produites par les pays dans différents domaines liées aux sciences, à la technologie et à l’innovation.
  • En parallèle à ces déclarations, l’UNESCO a affirmé essayer de réaliser cette tâche depuis plus de 75 ans. Elle a recommandé le déploiement de nombreux investissements sur le long terme dans les disciplines scientifiques et de mutualiser les ressources pour les pays ne pouvant pas en faire.

Les politiques et initiatives à mener dans les disciplines scientifiques

Comme lors de la première session, de nombreuses personnalités se sont exprimées quant à la question de l’implication des institutions et des politiques dans les disciplines scientifiques. Ce débat était réservé aux ministres des pays membres de l’ONU.

Liu Zhenmin, secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, a ouvert cette session en précisant que la science est l’élément clé permettant de résoudre les problèmes causés par une crise sanitaire et dans le cadre de la crise climatique actuelle. Il a souligné l’importance de l’IA tout en évoquant des aspects de canalisation pour faire en sorte que ses applications rentrent dans le cadre de l’Agenda 2030.

Plusieurs ministres et pays se sont alors exprimés :

  • Le ministre des Sciences et de la Technologie de la République dominicaine affirme que la riposte mondiale à la pandémie s’appuie sur la science et l’innovation.
  • La ministre des Sciences et de la Culture de la Finlande a noté l’importance des compétences et disciplines scientifiques dans le domaine du développement durable et a plaidé pour des investissements dans les sciences et technologies, comme évoquées lors de la première session par l’UNESCO.
  • Le ministre des Sciences et de la Technologie de l’Inde a rappelé que son pays est un des membres présents activement dans les coalitions mondiales de recherche de vaccins et a demandé à l’OMS une suspension des droits de propriété intellectuelle liés aux vaccins contre la COVID-19.
  • L’Union européenne, qui souhaite être le premier continent décarboné d’ici 2050, a annoncé que la réalisation des objectifs de l’Agenda 2030 serait un premier pas.
  • La ministre des Technologies et de l’Innovation de la Colombie souhaite s’impliquer dans les inégalités hommes-femmes existant dans son pays au sein des domaines scientifiques. Elle a également mentionné le lancement de la mission “bio-économie” dans le but de préserver la biodiversité colombienne.

La science et la technologie pour résoudre les problèmes liés à la faim et à la pauvreté

Mohamed H.A. Hassan, Président de l’Académie mondiale des sciences (TWAS) et Président de l’Académie nationale des sciences du Soudan (SNAS), a ouvert le débat en mettant l’accent sur les systèmes alimentaires. Il a souligné le fait que les innovations scientifiques et technologies sont essentielles si et seulement si elles sont accompagnées d’innovations sociales. De plus, il évoque l’accès difficile aux nouvelles technologies pour les pays à faibles revenus.

Plusieurs aspects ont été ensuite évoqués :

  • Le fait que la numérisation des programmes sociaux était déjà en cours, bien avant 2020 selon les dires de Carolina Botero Cabrera, directrice de la fondation Karisma. Elle a également fait référence à la marge étroite existante entre l’utilisation des innovations et le renforcement des systèmes de protection sociale.
  • Peter Gluckman, Président élu du Conseil scientifique international, a déclaré qu’il fallait éviter de retrouver un système d’avant pandémie, stagnant, et faire en sorte que les disciplines scientifiques puissent être au cœur du progrès social.
  • Pour le représentant du grand groupe des enfants et des jeunes, les solutions élaborées sur la base de la science, la technologie et l’information doivent tenir compte du contexte local et nécessiteront un dialogue intergénérationnel plus large.
  • Le programme alimentaire mondial (PAM) pense qu’il sera difficile de remédier à la famine dans le monde d’ici 2030, mais qu’en s’appuyant sur son accélérateur d’innovations à Munich, ils pourraient essayer d’atténuer le problème.


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Zacharie Tazrout

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