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Le projet européen MAESTRIA utilisera l’IA afin de prévenir les risques d’AVC et d’affections du rythme cardiaque

Lancé en mars dernier, le projet européen MAESTRIA auquel participe notamment Teralab s’inscrit dans une volonté de l’Union Européenne de prévenir les affections du rythme cardiaque et les risques d’AVC. Pendant cinq ans, différentes approches liées à l’intelligence artificielle seront utilisées afin de concevoir des outils numériques multi-métriques.

C’est fort d’un consortium de dix-huit partenaires provenant de l’UE mais aussi de Grande-Bretagne, du Canada et des États-Unis que ce projet piloté par Sorbonne Université a pu voir le jour. Financé à hauteur de 14 millions d’euros par l’Union Européenne, MAESTRIA aura pour objectif de prévenir les risques liés à la fibrillation atriale afin d’assurer à la population européenne un vieillissement en bonne santé. L’adaptation du traitement du patient en fonction de sa morphologie et de ses symptômes, couplée aux recherches pluridisciplinaires menées par MAESTRIA, sera primordiale afin de diagnostiquer les risques d’affection du rythme cardiaque et ceux d’AVC.

Pour mener à bien cet objectif, MAESTRIA créera des outils numériques multiparamétriques basés sur une nouvelle génération de biomarqueurs qui intègrent le traitement de l’intelligence artificielle. Des technologies de digital twin (“jumeau numérique”) seront mises à contribution afin de générer un cœur virtuel semblable à celui du patient et des outils de diagnostic seront développés. Les mégadonnées issues des technologiques médicales de pointe pourront ainsi être analysées afin de proposer des thérapies propres à chaque patient. MAESTRIA sera structuré de telle manière à ce que le patient soit au centre de la plateforme. Cela sera possible grâce aux différents modèles expérimentaux qui viendront valider la bonne utilisation de l’ensemble des outils précédemment explicités.

Teralab, la plateforme de Big Data et de l’IA de l’IMT, viendra apporter son expertise à ce projet européen, et ce à trois niveaux. Premièrement, en s’impliquant dans la mise en disposition de données de santé hétérogènes tout en assurant la protection de ces données. Ensuite, en construisant et en gérant le futur datahub permettant de mettre à disposition des chercheurs pour analyse ou consultation, l’ensemble des données du projet. Pour finir, en pilotant le data management plan (DMP), le plan de gestion des données générées dans le cadre du projet.

Anne-Sophie Taillandier, directrice de Teralab, la plateforme Big data et IA de l’IMT, membre de ce consortium nous parle de l’apport de certains partenaires dans le cadre de MAESTRIA :

C’est un projet international, centré sur les pays de l’UE mais certains partenaires viennent d’Angleterre, du Canada et des États Unis. L’université d’Oxford, par exemple, a développé des solutions intéressantes de traitement et d’agrégation de données cardiologiques. Elle fait partie du consortium et nous allons bien évidemment travailler avec ses chercheurs. Nous avons des partenaires français importants comme l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) impliquée dans l’acheminement et la gestion de données.

Parmi les étapes importantes du projet, la question de la sécurité et de la confidentialité des données sera primordiale. Mettre à disposition les données et définir le cadre juridique sera la première étape d’une longue série.

Zacharie Tazrout

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