Intelligence artificielle Le MILA se renforce pour catalyser l’essor de l’écosystème québécois en intelligence...

Pour approfondir le sujet

Sur le même thème :

Une équipe de recherche exploite le machine learning pour déterminer les indicateurs du risque suicidaire

Chez les 15-24 ans et chez les étudiants, le suicide est la seconde cause de mortalité. En partant de ce constat, une équipe de...

Baker McKenzie renforce son partenariat avec SparkBeyond pour accélérer sa transformation numérique

Le cabinet d'avocats international Baker McKenzie a décidé de créer une équipe consacrée à l'exploitation du machine learning et des sciences de l'information au...

Etude de cas : comment la Deeptech Customs Bridge exploite le cloud

Depuis 2015, le programme start-up d'OVHcloud accompagne les jeunes structures (start-up et scale-up depuis 2020) de la même manière qu'un accélérateur de start-up. Accompagnements...

T-Systems et Google Cloud prolongent leur partenariat

Dans le cadre d'un partenariat entre T-systems et Google Cloud, la filiale de Deutsche Telekom propose désormais des services managés pour la plateforme de...

Le MILA se renforce pour catalyser l’essor de l’écosystème québécois en intelligence artificielle

Le Québec est devenu l’un des acteurs majeurs en matière d’intelligence artificielle. Ses universités et centres de formation renommés, ses laboratoires, ses experts internationaux, nombre de start-ups, de chercheurs et d’entrepreneurs forment un écosystème particulièrement dynamique, tourné vers l’innovation, les enjeux économiques mais également l’éthique et les impacts sociaux liés au développement de cette technologie. La province compte aussi sur un fort soutien gouvernemental. Preuve en est la Stratégie pour l’essor de l’écosystème québécois en intelligence artificielle, dévoilée le 21 juin dernier, par la vice-première ministre, ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, et ministre responsable de la Stratégie numérique, Mme Dominique Anglade.

Impossible d’évoquer l’intelligence artificielle au Québec sans parler notamment de Mila et de Yoshua Bengio, fondateur du laboratoire. La stratégie mise en place par le gouvernement en juin dernier est venue confirmer la volonté d’accélérer la montée en puissance de Mila et de renforcer son rôle en tant que catalyseur de l’essor de l’écosystème québécois en intelligence artificielle. Cet engagement se traduira notamment par l’attribution, par le gouvernement du Québec, d’un financement qui pourrait atteindre 80 M$ au cours des cinq prochaines années, tel que proposé par le Comité d’orientation de la grappe en intelligence artificielle dans son rapport déposé le 27 mai dernier.

Mila est devenu un OBNL en juillet 2017 et résulte d’une collaboration entre l’Université de Montréal et l’Université McGill, et a des liens étroits avec HEC Montréal et Polytechnique Montréal. Mila a maintenant une mission qui repose sur les quatre piliers suivants :

  • La formation : offrir des programmes académiques pour attirer, développer et retenir les meilleurs talents dans le domaine de l’apprentissage automatique;
  • La recherche académique : continuer à propulser la recherche avancée en s’appuyant sur ses forces en apprentissage profond et par renforcement;
  • Le transfert technologique : contribuer au développement économique du Québec par une solide plateforme de recherche appliquée et sensibiliser toutes les entreprises du domaine de l’intelligence artificielle;
  • Le développement socialement responsable et bénéfique de l’intelligence artificielle: contribuer au dialogue social et au développement d’applications bénéfiques pour la société.

Mila jouira d’un financement fédéral de CIFAR qui dirige la Stratégie pancanadienne en matière d’intelligence artificielle. CIFAR versera 44 M$ à Mila pour soutenir ses activités et pour la mise en place de chaires de recherche qui aideront à recruter et à maintenir en poste des chercheurs universitaires de renom; les fonds de ces chaires apporteront aussi un appui à l’embauche et à la formation de jeunes chercheurs, y compris des diplômés et des stagiaires postdoctoraux. Mila est l’un de trois instituts désignés par CIFAR pour recevoir cet appui; les deux autres sont l’Institut Vector en Ontario et AMII en Alberta.

Pour assurer la mise en œuvre de sa mission et renforcer son leadership, Mila s’est doté d’un conseil d’administration formé de 12 dirigeants chevronnés du monde des affaires et du milieu universitaire, et présidé par Pierre Boivin, président et chef de la direction de Claridge inc. Le conseil d’administration a procédé à la nomination de Valérie Pisano comme présidente et chef de la direction et de Yoshua Bengio comme directeur scientifique.

« Depuis mon entrée en fonction, je découvre l’immense talent et l’inspirante vision de l’équipe de Mila. Avec l’appui du gouvernement du Québec et le rayonnement mondial de nos chercheurs, nous entreprenons la montée en puissance de Mila en étant confiant de réaliser tous les volets de notre mission, » a déclaré Valérie Pisano, présidente et chef de la direction de Mila.

Mila a entrepris une campagne de recrutement international de nouveaux professeurs et chercheurs afin d’ajouter du talent de haut niveau à son équipe actuelle de calibre mondial, composée de 20 professeurs-chercheurs, de 220 étudiants-chercheurs (MSc ou PhD), et d’une équipe grandissante de spécialistes en recherche appliquée dédiés au transfert technologique.

L’équipe complète de Mila aménagera, dans quelques mois, au cœur du vibrant quartier Mile-Ex de Montréal, dans un complexe immobilier qui est devenu un carrefour majeur de joueurs mondiaux en intelligence artificielle. Mila occupera deux étages et demi de ces édifices qui hébergent déjà l’équipe de direction d’IVADO.

L’équipe de Mila poursuivra ses activités de recherche fondamentale sur l’apprentissage automatique ainsi que ses travaux sur le transfert technologique en partenariat avec plusieurs labs d’entreprises, des start-ups en intelligence artificielle et des jeunes pousses initiées par des étudiants. Ce pôle d’innovation hébergera aussi des sociétés de capital de risque et des fonds d’investissement.

« Le modèle unique d’institut que crée le Mila contribuera au développement d’un environnement de recherche et d’innovation stimulant et à la création d’un écosystème florissant en intelligence artificielle au bénéfice de notre société et de notre écosystème économique, » a déclaré Pierre Boivin, président du conseil d’administration de Mila.


1ère Marketplace de l'IA et de la transformation numérique vous recommande :
 
Johanna Diaz

Partager l'article

United Robotics envisagerait l’achat de Pepper, division française de Softbank.

Selon Reuters, Softbank, après avoir donné un coup d'arrêt à la production des robots Peppers créés en 2014, a engagé des pourparlers avec United...

800 millions du plan France 2030 consacrés à la Robotique.

Lundi 25 octobre dernier, lors de la Visite du groupe Siléane à Saint-Etienne, Emmanuel Macron a annoncé que le plan d'investissement France 2030 allait...

Le nouveau GPU d’ARM, doté d’une puissance de calcul 30% supérieure à celle du Mali-G710 arrive en 2022

Les puces de conception ARM sont utilisées dans les domaines allant de l'Intelligence Artificielle à la 5G (pratiquement tous le smartphones en sont équipés)....

États-Unis : pluie de critiques sur la création éventuelle d’un centre de recherche national dédié à l’intelligence artificielle

La course à l'intelligence artificielle continue et les États-Unis cherchent à renforcer leur leadership dans le domaine face à une Chine qui aspire à dominer...