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La commission européenne publie son rapport sur le déploiement des stratégies nationales autour de l’intelligence artificielle

Tandis qu’elle annonçait la création d’une unité conjointe de la cybersécurité en Europe, la Commission européenne publiait son rapport sur les stratégies nationales des états membres de l’UE, ainsi que ceux de la Norvège et de la Suisse en matière d’intelligence artificielle. La mise en commun de l’ensemble de ces stratégies a été réalisée par le centre commun de recherche (JRC) de la commission et la division des politiques d’économie numérique de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Validé par les représentants des états membres, ce document démontre l’importance de travailler en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes de l’IA. 

Un rapport pour établir un parallèle entre les stratégies nationales des états membres de l’UE

La création de ce rapport initiée par la Commission européenne fait suite à la publication du plan coordonné 2021 sur l’IA présentant des propositions et des recommandations concrètes pour de nouvelles actions conjointes entre l’UE et les états membres dans le but de renforcer la compétitivité de l’union dans le paysage mondial de l’IA.

Une de ces recommandations consistait justement à réaliser l’examen des stratégies nationales sur l’IA de l’ensemble des états membres. Le rapport ainsi publié présente une analyse actualisée des stratégies nationales d’IA de la Norvège, de la Suisse et de l’ensemble des vingt-sept pays membres de l’Union européenne.

20 états membres en plus de la Norvège ont d’ores et déjà publié leur stratégie tandis que sept autres la finalisent (Bulgarie, Pologne, Hongrie, Slovénie, Chypre, Allemagne et Finlande). Le document relatant toutes ces feuilles de route donne un aperçu des politiques nationales d’IA selon les domaines politiques suivants : capital humain, du laboratoire au marché, mise en réseau, réglementation, infrastructure, impact sur l’environnement (changements climatiques). Compte tenu du contexte sanitaire actuel. chaque stratégie comprend une section liée à la pandémie du COVID-19

Stratégies francophones : Belgique, Luxembourg, Suisse et France

Ci-dessous, vous retrouverez un rapide état des lieux pour les pays francophones de l’Union européenne :

  • Belgique : la stratégie d’IA belge s’appuie sur les trois piliers suivants : Créer un impact technologique en soutenant une expertise de haute qualité en IA et en définissant une stratégie de données responsable pour l’IA, garantir des avantages sociaux et économiques en encourageant le développement continu des compétences en IA, en construisant une économie de l’IA solide et prospère et en optimisant les services publics grâce à l’IA, et construire les conditions appropriées pour le développement d’une société éthique, résiliente et sûre grâce à l’IA. La politique belge s’appuie également sur AI4Belgium.
  • Luxembourg : La politique autour de l’IA luxembourgeoise vise à renforcer ces actions autour de ces domaines clés : Améliorer les aptitudes et les compétences dans le domaine de l’IA et offrir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie, soutenir la recherche et le développement de l’IA, transformer le Luxembourg en un laboratoire vivant pour l’IA appliquée, augmenter les investissements publics et privés dans l’IA et les technologies connexes, favoriser l’adoption et l’utilisation de l’IA dans le secteur public, renforcement des opportunités pour les réseaux nationaux et internationaux et les collaborations avec des partenaires stratégiques en IA, développer un cadre éthique et réglementaire, avec une attention particulière pour la réglementation et la confidentialité, afin d’assurer un développement transparent et fiable de l’IA, libérer le potentiel de l’économie des données, en tant que pierre angulaire du développement de l’IA.
  • Suisse : La stratégie adoptée par les suisses s’articule autour de dix-sept domaines thématiques. En voici les principaux : Améliorer les aptitudes et les compétences liées à l’IA à tous les niveaux d’enseignement et créer des opportunités d’apprentissage tout au long de la durée de carrière des travailleurs, favoriser la recherche et l’innovation en IA pour améliorer la compétitivité de l’écosystème entrepreneurial, améliorer les services publics grâce à une adoption et une utilisation plus larges des applications d’IA, soutenir les réseaux et partenariats (internationaux) et assurer l’échange d’informations et de connaissances entre tous les acteurs économiques et institutionnels, établir un cadre réglementaire et éthique pour assurer une IA durable et digne de confiance, développer une infrastructure de données pour alimenter les développements de l’IA, et le renforcement de l’infrastructure des télécommunications, notamment en matière de cybersécurité.
  • France : Le plan français met en avant trois objectifs : Améliorer l’écosystème d’éducation et de formation en IA pour développer, retenir et attirer des talents de classe mondiale en IA, établir une politique de données ouvertes pour la mise en œuvre des applications d’IA et la mutualisation des actifs, et développer un cadre éthique pour une utilisation transparente et équitable des applications d’IA. À cet effet, le gouvernement français consacrera 1,5 milliard d’euros au développement de l’IA d’ici fin 2022, dont 700 millions d’euros pour la recherche. La 4e génération du programme national pluriannuel d’investissement pour l’avenir est en cours d’élaboration en 2022. Un sous-programme sera dédié à l’IA et plusieurs autres sous-programmes comprendront des actions liées à la stratégie nationale d’IA.


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Zacharie Tazrout

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