La Commission européenne a publié le 28 juillet dernier les données fournies par l'indice relatif à l'économie et à la société numériques (DESI) pour 2022, qui vise à mesurer les progrès accomplis dans les États membres de l'UE dans le domaine du numérique. D'après ce rapport, seulement 54 % des Européens ont des « compétences numériques de base » et si la plupart des États membres progressent dans leur transformation numérique, l'adoption de technologies numériques clés par les entreprises, telles que l'IA et les mégadonnées, reste faible.
C'est grâce au DESI que la Communauté Européenne peut constater les progrès numériques des Etats membres de l'UE depuis 2014, les rapports du DESI 2022 reposent principalement sur les données de 2021.
Ils permettent d'observer que, bien que durant de la pandémie de COVID-19 les États membres aient progressé dans leurs efforts de numérisation, ils n'ont pas encore comblé les lacunes dans les compétences numériques, la transformation numérique des PME et le déploiement des réseaux 5G avancés.
Pour soutenir la transformation numérique, 127 milliards d’euros ont été consacrés par l'UE aux réformes et aux investissements liés au numérique dans les plans nationaux pour la reprise et la résilience. Cet investissement vise à accélérer la numérisation, accroître la résilience de l’Union et à réduire les dépendances extérieures à la fois en matière de réformes et d’investissements. Les États membres ont consacré en moyenne 26 % de leur dotation à la facilité pour la reprise et la résilience (FFR) de la transformation numérique, au-delà du seuil obligatoire de 20 %. Les États membres qui ont choisi d’investir plus de 30 % de leur dotation au numérique sont l’Autriche, l’Allemagne, le Luxembourg, l’Irlande et la Lituanie.
Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive pour une Europe adaptée à l'ère du numérique, déclare :
L'adoption de la numérisation s'est néanmoins poursuivie et les pays qui connaissaient un retard dans ce domaine le réduisent progressivement à l'instar de l'Italie, la Grèce ou la Pologne.
« La transition numérique s'accélère. La plupart des États membres progressent dans la construction de sociétés et d'économies numériques résilientes. Depuis le début de la pandémie, nous avons déployé des efforts considérables pour soutenir les États membres dans le domaine de la transition, que ce soit au moyen des plans pour la reprise et la résilience, du budget de l'UE ou, plus récemment, du dialogue structuré sur l'éducation et les compétences numériques. Parce que nous devons tirer le meilleur parti des investissements et des réformes nécessaires pour atteindre les objectifs de la décennie numérique pour 2030. Les changements doivent donc se produire dès maintenant. »
Tous les pays de l'UE connaissent des lacunes dans les domaines clés
Même la Finlande, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède qui se situent en tête du classement en terme de numérisation, connaissent des lacunes dans des domaines clés : le taux d'adoption des technologies numériques avancées, telles que l'IA et les mégadonnées, est inférieur à 30 %, très loin de l'objectif de 75 % fixé pour la décennie numérique d'ici à 2030.
L'adoption de la numérisation s'est néanmoins poursuivie et les pays qui connaissaient un retard dans ce domaine le réduisent progressivement à l'instar de l'Italie, la Grèce ou la Pologne.
Un manque de compétences
Le 9 mars 2021, la Commission européenne a présenté des pistes pour la transformation numérique de l’Europe et les objectifs à l'horizon 2030 de la décennie numérique de l’UE dans 4 secteurs :- Compétences en informatique;
- Infrastructures numériques sûres et durables;
- Transformation numérique des entreprises;
- Numérisation des services publics.
