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SophIA Summit : une première journée autour d’une « AI for Good », Health AI et Sustainable AI sessions

Depuis Mercredi 17 novembre 2021 et jusqu’à ce vendredi 19 a lieu la 4 ème édition du Soph.I.A Summit organisée par Université Côte d’Azur et le 3IA Côte d’Azur, la Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis et le Sophia Club Entreprises avec le soutien du département des Alpes Maritimes.

Tout ce que compte la recherche locale et la recherche internationale en Intelligence Artificielle se retrouve lors de ce rendez-vous devenu incontournable et font part de leurs avancées les plus remarquables.

C’est aussi l’opportunité d’échanger entre chercheurs académiques et chercheurs de laboratoires privés, pour les élus et l’Université de la Côte d’Azur de mettre en avant l’excellence du territoire et pour les entreprises de venir dénicher leurs futures innovations.

La première journée portait plus particulièrement sur l’IA et la Santé et sur l’IA durable. Lors de l’ouverture Holger Hoos de l’Université de Leiden, Pays-Bas a d’ailleurs rappelé que l’objectif de l’Europe est de devenir le leader d’une IA centrée sur l’humain et de confiance « IA for Good, IA for all ».

La maitrise des coûts de santé, la qualité de soin et le parcours patient est au cœur des recherches en IA.

Sébastien Ourselin du King’s College London ambitionne d’améliorer le parcours patient grâce à la data avec son projet « Learning accross 16 millions patients : Platforms and applications in acute care » Les données patients sont ainsi classées, analysées et corroborées à des centaines de millions d’autres, afin d’informer, prédire et permettre aux médecins la meilleure prise de décision.

Utiliser l’IA pour développer un système autonome permettant de soulever et déplacer une personne de son lit à un autre endroit est l’objet des travaux de Jean-Pierre MERLET, Directeur de Recherche pour l’INRIA, qui cherche à améliorer les outils d’assistance à la mobilité et le monitoring médical.

Quant à Zoubeirou A Mayaki Mansour du Laboratoire d’Informatique, Signaux et Systèmes de Sophia Antipolis, de l’ I3S (Université Côte d’Azur – CNRS) et de l’équipe MAASAI, il souhaite utiliser l’intelligence artificielle pour lutter contre la fraude aux organisations de santé qui grâce au machine learning, pourraient examiner les données de manière beaucoup plus rapide et en prenant en compte beaucoup plus de paramètres.

Mais c’est l’IA mise au service de la prévention qui a dominé cette session :

Un système plus efficient grâce à l’IA pour la prévention des chutes a été présenté par Guillaume Fortier, Responsable Innovation, pôle Computer Vision chez Inetum FabLab, Grâce à des modèles 3D de détection des chutes, les limites des modèles en deux dimensions qui passent à côté de certaines chutes pourraient être dépassés.

Les recherches Juliette Raffort-Lareyre, médecin biologiste au laboratoire de biochimie du CHU de Nice et titulaire d’une Chaire 3IA (Institut 3IA Côte d’Azur), et son équipe pourraient sauver de nombreuses vies des patients atteints de maladies vasculaires, en particulier lors d’anévrisme aortique. Grâce à la conception de nouveaux modèles et le développement d’un système d’aide à la décision, l’évolution des patients allant jusqu’à mesurer le risque de rupture et le risque de complications post-opératoires sera amélioré.

Dans la même idée, Vicente Zarzoso, Professeur à l’Université Côte d’Azur, a présenté une application concrète de l’IA dans le domaine médical : l’ablation de la fibrillation atriale, afin de normaliser le rythme cardiaque et empêcher l’apparition de caillots de sang.

Covid19 oblige, une large place a été aussi faite aux initiatives qui améliorent la gestion des épidémies.

Davide La Torre, de la SKEMA Business School, a présenté son modèle probabiliste Susceptible-Infectieux-Remis (SIR) basé sur l’approche probabiliste de l’évolution des épidémies qui prend en compte les interactions sociales. Cela permettrait de comparer les scénarios de contrôle par confinement, vaccination et leurs combinaisons en y introduisant la dimension humaine pour plus de précision.

De même Léa Longepierre, Data Scientist de la société Kiro, travaille sur l’analyse des résultats de laboratoire des patients hospitalisés pour pouvoir anticiper sur l’évolution des patients vers des cas graves.

Autre sujet centrale de la journée : l’amélioration des performances des IA, sujet transverse à toutes les sessions et plus particulièrement quand on parle de Sustainable AI.

Faire raisonner l’IA comme raisonnent les humains tels sont les travaux menés Francesca Rossi, IBM fellow et IBM AI Ethics Global Leader « Thinking Fast and Slow in AI » permettrait aux IA de raisonner mieux, plus vite et avec moins de ressources.

HPE travaille également à améliorer les performances de l’IA par une approche d’IA distribuée basée sur le concept « swarm artificial intelligence » particulièrement prometteur et inspiré du comportement des formations de poissons ou d’oiseaux.

Une autre approche serait d’après Hugo Miralles (Université Côte d’Azur) le « Federated learning », qui permettrait d’avoir de meilleurs résultats, notamment avec les données hétérogènes et les bases de données décentralisées.

Ces questions doivent également s’accompagner d’une réflexion sur l’acceptabilité de l’IA et la démarche éthique reste au cœur des préoccupations de nos chercheurs.

Conscients des réticences, voire des craintes existant pour une partie de l’opinion publique, les intervenants de la table ronde Sustainable AI ont souligné l’importance de mettre en avant les applications positives pour contrebalancer les craintes et de montrer qu’il y a plus de bénéfices & d’opportunités que de risques. Hugues Bersini (Université libre de Bruxelles) a souligné l’importance d’un encadrement de l’IA tandis que Ricardo Vinuesa, Professeur associé à la KTH Royal Institute of Technology de Stockholm (Suède) s’est penché sur la question : « Peut-on démontrer si l’IA agit comme un facteur favorisant ou défavorisant les différents objectifs de développement durable ? ». Comment par exemple, l’IA peut avoir un impact positif dans la lutte contre la pauvreté grâce à l’exploitation des images satellites (mise en lumière des corrélations entre pauvreté et types de zones géographiques). À contrario, les différences en termes d’accès aux ressources IA peuvent accentuer les inégalités.

Cette 1 ère journée a été particulièrement riche. On a pu constater de véritables avancées tout comme un retour des rules-based technologies qui désormais sont vont hybrider à des systèmes IA connexionnistes voire comportementalistes pour de meilleurs résultats au service de l’humain.

A propos de Soph.I.A Summit 

Le SophI.A Summit est le rendez-vous de référence des experts de l’I.A. Chaque année, durant 3 jours, des experts internationaux issus du monde académique et d’entreprises de premier rang viennent y exposer leurs recherches et partager leurs réflexions sur l’Intelligence Artificielle, son développement et ses impacts sur plusieurs domaines d’actualité et d’avenir.

Pour en savoir plus sur le Soph.I.A Summit : https://univ-cotedazur.fr/events-uca/sophia-summit

Charles Bouveyron, Directeur du 3IA Côte d’Azur, le préfet Renaud Vedel, coordonnateur de la stratégie nationale pour l’intelligence artificielle, Charles-Ange Ginesy, Président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, Jean Leonetti, Maire d’Antibes-Juan Les Pins et Président de la CASA ont ouvert le sommet.

Sponsors et partenaires du Soph.I.A Summit


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Contributeur expert

Isabelle Galy

Isabelle Galy est Responsable du collectif sectoriel IA du Village Francophone et Coordinatrice d

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