"Nous sommes pragmatiques. Notre décision a évidemment été fondée sur des spécifications techniques. Mais ce contrat va bien au-delà de la fourniture d’équipements de défense. Il s’agit d’un partenariat stratégique entre nos deux pays. C’est la base de la relation franco-australienne pour les quatre décennies à venir."Mais le gouvernement australien a changé d'avis et donc opté pour des sous-marins nucléaires américains ou britanniques :
"Le pays avait choisi la propulsion traditionnelle pour ses sous-marins, mais il souhaite désormais des engins à propulsion nucléaire, que Naval Group ne fabrique pas."À la suite de la signature de l'accord à Canberra lundi avec le chargé d'affaires américain Michael Goldman et de la haut-commissaire britannique en Australie Victoria Treadell, le ministre de la Défense australien, Peter Dutton, a déclaré :
"L'accord aidera l'Australie à achever une étude de 18 mois sur l'acquisition de sous-marins."Il a ajouté dans un communiqué :
"Grâce à l'accès aux informations permis par cet accord, ainsi que les décennies d'expérience de nos partenaires britanniques et américains dans le domaine des sous-marins à propulsion nucléaire, l'Australie sera également en mesure d'être un gestionnaire responsable et fiable de cette technologie."Selon le pacte AUKUS, l'Australie doit acquérir huit sous-marins à propulsion nucléaire à la pointe de la technologie, capables d'effectuer des missions furtives à longue portée. Il apportera une capacité de frappe à la RAN (Marine Royale australienne) sous la forme de missiles de croisière Tomahawk pour armer des destroyers mais également des missiles de précision à longue portée à la Royal Australian Air Force (RAAF) et aux forces terrestres. Il prévoit également le partage de capacités cybernétiques, d'intelligence artificielle, quantiques et sous-marines non spécifiées.
Inquiétudes vis-à-vis du pacte Aukus
La France, en accord avec l’Australie lors de la signature du contrat tenait fermement à ne pas fournir de sous-marins à propulsion nucléaire pour respecter les traités de non prolifération nucléaire, et les autorités australiennes étaient d’accord. Tandis que les sous-marins fournis par les USA, contrairement à ceux que devait fournir la France, pourront sans problème transporter à tout moment des missiles à ogive nucléaire ce qui ne va pas dans le sens de la non-prolifération. La Chine a déclaré que ce pacte est une "menace extrêmement irresponsable". En effet, ces sous-marins nucléaires vont affaiblir l'équilibre stratégique de la région déjà bien instable et la communauté internationale peut être impactée elle aussi.Nos articles remonteront en priorité dans « À la une » de Google.