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Signature du projet de l’UE H2020 “AIDA” pour explorer l’espace avec l’intelligence artificielle

Le projet de l’UE H2020 AIDA sur l’utilisation de l’intelligence artificielle en physique spatiale a été signé cette semaine. Il compte huit partenaires de recherche impliqués pour créer un système intelligent permettant de nouvelles découvertes scientifiques en physique spatiale. Participent le CNRS (France), le KU Leuven (Belgique), le CWI (Pays-Bas), les universités italiennes de Calabria et de Florence, le CINECA (Italie), l’IRIDA (Grèce) et le Space Consulting International (USA).

Comme l’indique le Multiscale Dynamics Group du CWI, l’intelligence artificielle fait désormais partie de notre quotidien :

“L’intelligence artificielle (IA) change rapidement notre façon de vivre. Nous l’utilisons tous les jours, et souvent nous ne le réalisons même pas. Chaque fois que nous cherchons une image sur Google, nous effectuons un achat en ligne, il est recommandé de regarder un film sur Netflix, ou d’acheter un livre sur Amazon; chaque fois que nous utilisons les réseaux sociaux ou une application de traduction, un algorithme AI est utilisé.

Le domaine de l’IA qui traite de la découverte de modèles, apprend à reproduire certains comportements et comment associer des images ou des textes à des idées s’appelle le machine learning ou apprentissage automatique. Les bases de ce domaine sont connus depuis quelques décennies, mais ce n’est que récemment que la combinaison unique de la grande disponibilité des données et de la puissance de calcul à coût plus faible a permis des résultats révolutionnaires. Le machine Learning apprend désormais à des champions du monde du jeu de Go, et il ne faudra pas longtemps avant que le fait de conduire une voiture ne soit une chose curieuse du passé.”

Le projet scientifique AIDA pour Artificial Intelligence Data Analysis a été financé par la Communauté Européenne, dans le cadre du programme Horizon 2020 (COMPET-4). Le coût total d’AIDA s’élève à 1,5 million d’euros. Le projet est coordonnée par le professeur Giovanni Lapenta du KU Leuven et comprend des chercheurs issus d’universités et d’entreprises de 6 pays : la France, la Belgique, l’Italie, les Pays-Bas, la Grèce et les États-Unis. AIDA propose une collaboration interdisciplinaire qui s’intéresse à comment l’intelligence artificielle peut être utilisée et appliquée à l’analyse des données spatiales et à l’exploration.

Afin de rester dans cette optique de collaboration, AIDA est développé en Python et est destiné à tout le monde comme l’indique le professeur Giovanni Lapenta :

“Ce choix d’une ‘intelligence artificielle libre’ réduira considérablement les coûts de la recherche, rendant la science accessible à tous, comme il se doit.

Le code fonctionnera dans un environnement virtuel exploitant les puissants supercalculateurs au Flemish Supercomputing Center en Belgique et du CINECA Supercomputing center en Italie. Ayant accès aux plus grandes bases de données mises à disposition par l’ESA et la NASA, AIDA recueillera des informations et des découvertes, en les cataloguant sur un système de stockage cloud libre”.

Le code développé analysera une énorme quantité de données provenant de tous les satellites de notre système solaire. L’objectif est de créer un système intelligent pour fouiller et analyser les données de l’ESA et de la NASA, les traiter et les utiliser pour travailler sur de nouvelles découvertes scientifiques. Il permettra également de découvrir des anomalies, reconnaître des structures, prédire des événements potentiellement dangereux pour les satellites et les astronautes, etc.

Le groupe Multiscale Dynamics de CWI a indiqué que sa contribution consistera à développer un logiciel de classification et de détection d’événements intéressants. Cela permettra de créer des ‘catalogues’ de données pré-traitées pouvant être utilisées par des scientifiques pour des recherches plus approfondies.

Sources : Blog AIDA-spaceKU Leuven, CWI

Johanna Diaz

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