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Québec : l’Intelligence Artificielle pour améliorer la sécurité routière lors des épisodes de poudrerie

Au Québec, la région des Laurentides est réputée pour ses changements de conditions météorologiques brusques. Les épisodes de poudrerie (neige très fine poussée par le vent) sont particulièrement dangereux. Le Ministère des Transports québécois réalise, depuis l’hiver dernier, un projet-pilote de détection de la poudrerie sur une portion de la route 175 située dans la réserve. Les conducteurs pourraient être avertis en temps réel grâce à des capteurs intelligents. 

La réserve faunique des Laurentides, située entre les régions de Québec et du Saguenay-Lac-Saint-Jean, est un territoire de 7861 km2. Chasseurs, pêcheurs sportifs, adeptes de ma vie en plein air y pratiquent leurs activités favorites dans un milieu sauvage préservé.

La route 175 qui relie la ville de Québec à la région du Saguenay est réputée pour sa dangerosité, surtout dans la portion qui traverse la réserve faunique des Laurentides.
En hiver, le verglas, la neige et la poudrerie compliquent la circulation. L’altitude, les vents violents et le froid rendent la visibilité et le déneigement difficiles. L’intelligence artificielle pourrait améliorer la sécurité des conducteurs.

L’intelligence artificielle pour détecter la poudrerie

C’est entre les Kms 104 et 110 que le Ministère des Transports du Québec a décidé d’installer les capteurs, et ceci, dans les deux directions. Dans cette portion particulièrement à risque, il est impossible d’installer des clôtures ou des haies brise-vent. La porte-parole du ministère des Transports du Québec, Émilie Lord, explique :

« Les capteurs n’empêchent pas la poudrerie sur la route, tandis que les haies brise-vent justement ça a une fonction d’empêcher le vent, donc de créer des lames de neige ou de poudrerie. Mais en ayant des capteurs sur place, on est capables d’avertir les automobilistes. »

La solution en place utilise l’intelligence artificielle combinée à des capteurs de détection de poudrerie afin d’informer en temps réel les usagers des conditions sur la route 175.

Ces capteurs spécialisés peuvent ainsi différencier les précipitations et identifier la poudrerie. De plus, des caméras de vidéosurveillance emmagasinent des données sur les conditions météorologiques en vigueur et, grâce à l’intelligence artificielle, valident les informations des capteurs.

Emilie Lord ajoute :

« Les capteurs et les caméras détectent une précipitation x, c’est confirmé par les caméras et par la suite on ajoute à une base de données ce qui fait en sorte qu’à terme, ils pourront nous dire si c’est de la poudrerie ou une autre forme de précipitation. »

Si de la poudrerie est détectée, des messages de prudence et de sensibilisation adaptés à la situation vont s’afficher sur les panneaux à messages variables (PMV) installés aux abords des zones visées, pour inviter les conducteurs à la prudence.

Une opératrice ou un opérateur du Centre intégré de gestion de la circulation (CIGC) aura confirmé le signal d’alerte reçu du capteur avant de mettre à jour les messages sur les PMV.

Selon le Ministère des Transports du Québec, il faut encore entraîner le système de détection sur différentes conditions météorologiques pour qu’il soit vraiment fiable, alors les capteurs seront opérationnels et autonomes.

 
Pierre-yves Gerlat

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