Luxembourg : annonce des résultats de la consultation publique sur l’intelligence artificielle

Luxembourg consultation publique relative aux opportunités et aux défis de l’Intelligence Artificielle

Le Premier ministre luxembourgeois, également ministre des Communications et des Médias, et ministre de la Digitalisation, Xavier Bettel, a présenté le 28 avril 2021, les résultats de la consultation publique luxembourgeoise en matière d’intelligence artificielle. Les nouveautés gouvernementales en relation avec le dossier IA ont également été présentées. Un des axes qu’a souhaité privilégié le Luxembourg concerne le domaine de la formation continue.

La population luxembourgeoise sondée sur la question de l’IA

Présentée il y a deux ans, en mai 2019, la vision stratégique du gouvernement luxembourgeois en matière d’IA se veut centrée sur les besoins de l’humain. Afin de mettre en œuvre cette approche, Xavier Bettel avait décidé de lancer une consultation publique sur la perception de l’IA auprès de la population du Grand-duché.

Dans cette optique, le Service des médias et des communications du ministère d’État (SMC), le ministère de la digitalisation et le Luxembourg Institute of Socio-Economic Research (LISER) ont élaboré un questionnaire à destination des Luxembourgeois. Les questions étaient centrées sur le ressenti de la population à l’égard de l’IA. La consultation s’est réalisée sur internet, mais également par voie postale : le Centre des technologies de l’information de l’État (CTIE) a choisi 20 000 personnes âgées de 16 ans et plus pour leur envoyer un courrier afin qu’ils puissent participer de manière volontaire à l’enquête.

Les résultats de la consultation

Pendant un mois, l’ensemble des participants a répondu à ce questionnaire. Voici les résultats principaux qui ont été dégagés de l’enquête :

  • Au niveau des avantages que l’IA présente, une large majorité des luxembourgeois de 16 ans et plus considè que l’IA peut faciliter les tâches de la vie quotidienne (70 %) et qu’elle permet d’automatiser des tâches répétitives sur le plan professionnel (64 %).
  • On note également qu’un peu moins d’un individu sur quatre (22 %) déclare ne pas être suffisamment informé sur l’intelligence artificielle pour émettre une opinion à cette question.
  • Concernant les risques perçus par les individus, on constate que pour 70 % d’entre eux, l’intelligence artificielle peut agir de façon discriminatoire ou être biaisée.
  • Dans le même ordre d’idée, 64 % des Luxembourgeois considèrent que l’intelligence artificielle n’est pas fiable et 56 % estiment que l’IA n’est pas capable de faire la distinction entre les bonnes et les mauvaises conséquences.
  • Un résultat qu’il y a lieu de mettre en avant est celui de la confiance accordée au secteur public concernant l’utilisation de l’IA : 77 % des Luxembourgeois consultés accordent une assez grande confiance à l’administration publique, contre 46 % pour le secteur privé.
  • Le domaine dans lequel la proportion des sondés en faveur d’une utilisation accrue de l’IA est la plus élevée est l’administration publique, notamment pour réduire les démarches administratives, suivi de la mobilité, particulièrement pour un système de trafic intelligent, et de la santé notamment pour recevoir des diagnostics médiaux précis et prévenir des maladies.
  • En outre, plus de 80 % des individus interrogés souhaitent la mise en place d’une campagne de sensibilisation et d’information sur l’usage de l’intelligence artificielle.

Tableau Luxembourg consultation publique relative aux opportunités et aux défis de l’Intelligence Artificielle

Comment ces résultats seront-ils exploités ?

Suite à cette consultation, un rapport de 67 pages a été publié afin d’exposer l’ensemble de ces résultats. Xavier Bettel s’est exprimé au sujet de la consultation et de la constitution de ce dossier :

“L’IA est effectivement vue par nos citoyens comme une solution dans leur quotidien, et je me réjouis du fait que nous avons pu créer plus de clarté avec cette consultation pour guider notre politique. […] Nous ne pouvons pas nous cacher derrière la complexité de la technologie et devrons rester en échange permanent avec les experts. Il faut activement veiller à éviter toute inégalité liée à l’IA et s’assurer que l’être humain soit toujours le bénéficiaire de la technologie.”

Le Premier ministre du Luxembourg a déclaré vouloir également axer sa politique sur la formation. Il en a profité pour évoquer l’exemple du cours “Elements of AI” disponible dans le pays et encadré conjointement par l’University of Luxembourg Competence Centre (ULCC) et l’Institut national d’administration publique.

En parallèle, il a mis en évidence l’initiative “AI4Gov”, un appel à projets dans l’optique de promouvoir l’utilisation de l’IA au sein de l’administration publique. En 2020, pour la première édition, 14 projets avaient été proposés et 6 ont été retenus par le jury. Dans le cadre de la seconde édition de ce programme, une douzaine de projets ont été reçus. Actuellement, une dizaine de projets sont en cours de développement pour être au service de l’administration luxembourgeoise.

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