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La Free Software Foundation pointe du doigt GitHub Copilot qu’elle juge inacceptable et injuste

Le mois dernier, GitHub annonçait le lancement de son outil de génération de code GitHub Copilot. Cette extension de Visual Studio Code exploite l’IA pour aider les développeurs à coder plus facilement. Récemment, la Free Software Foundation (FSF) a exprimé son avis autour de ce système qu’elle considère comme “inacceptable et injuste” et pointe du doigt l’équité, la légitimité et la légalité de l’assistant de codage.

Usage loyal, équité, légitimité, légalité : la FSF pointe du doigt GitHub Copilot

Selon la FSF, l’extension GitHub Copilot du Visual Studio Code pose quelques questions juridiques qui n’ont pas encore été soulevées. Construit par GitHub en collaboration avec OpenAI, l’extension Copilot de Visual Studio Code, actuellement disponible sous forme d’aperçu techniquement limité, utilise les performances du machine learning avec un réseau de neurones qu’il entraîne sur des logiciels open source pour suggérer des lignes de code ou des fonctions aux développeurs quand ils écrivent des logiciels. Il exploite également sur Codex, un moteur annoncé plus performant que GPT-3 pour ce qui est de la génération de code.

Voici ce que précise la FSF dans l’avis qu’elle a prononcé autour de l’usage de Copilot :

“Les développeurs veulent savoir si l’entraînement d’un réseau neuronal sur leur logiciel peut être considéré comme un usage loyal. D’autres personnes qui pourraient vouloir utiliser Copilot se demandent si les extraits de code et autres éléments copiés à partir des référentiels hébergés par GitHub pourraient entraîner une violation des droits d’auteur. Et même si tout pourrait être légalement copié, les intéressés se demandent s’il n’y a pas quelque chose de fondamentalement injuste dans le fait qu’un éditeur de logiciels propriétaires construise un service à partir de leur travail.”

La FSF se pose plusieurs questions sur l’utilisation de Copilot, GitHub se dit ouvert sur le sujet

Pour la FSF, plusieurs questions nécessitent des réponses qui, à l’heure actuelle, n’ont pas été données :

  • L’entraînement de Copilot sur les référentiels publics enfreint-il le droit d’auteur ? Peut-on le considérer comme un usage loyal ?
  • Dans quelle mesure les résultats de Copilot peuvent-ils donner lieu à des plaintes pour violation des travaux sous licence GPL ?
  • Les développeurs utilisant Copilot peuvent-ils se conformer aux licences de logiciels libres comme la licence GPL ?
  • Comment les développeurs peuvent-ils s’assurer que le code dont ils détiennent les droits d’auteur est protégé contre les violations générées par Copilot ?
  • Si Copilot génère du code qui enfreint le droit d’une œuvre sous licence de logiciel libre, comment le détenteur du droit d’auteur peut-il avoir connaissance de cette violation ?
  • Un modèle AI/ML formé est-il protégé par le droit d’auteur ? Qui détient ce droit d’auteur ?
  • Des organisations comme la Free Software Foundation devraient-elles plaider en faveur d’un changement de la loi sur le droit d’auteur en rapport avec ces questions ?

GitHub a répondu à FSF en précisant que la firme était ouverte sur toutes les problématiques. Voici leurs propos :

“C’est un nouvel espace, et nous sommes désireux d’engager une discussion avec les développeurs sur ces sujets et d’aider l’industrie à établir des normes appropriées pour l’entraînement des modèles d’IA.”

De son côté, la fondation propose à quiconque le sujet l’intéresse de soumettre un livre blanc dont le format ne doit pas dépasser 3 000 mots, qui ne contient aucune information compromettant l’anonymat du ou des auteurs, afin qu’il puisse être envoyé aux réviseurs, et qui soit rédigé si possible en anglais. Toutes les informations sont disponibles ici.


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Zacharie Tazrout

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