L'expérimentation des caméras de surveillance augmentées d'IA lors des Jeux olympiques et paralympiques s'est avérée positive. Le gouvernement réfléchit donc à l'installer durablement sur l'ensemble du territoire français, soulevant des inquiétudes pour les libertés individuelles bien que la reconnaissance faciale en soit exclue.
La loi du 19 mai 2023 relative aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024 a été promulguée suite aux incidents survenus au Stade de France lors de la finale de la ligue des champions en mai 2022. Elle autorise l’expérimentation de la vidéosurveillance intelligente afin de renforcer la sécurité lors d’événements sportifs, récréatifs ou culturels exposés à des risques. Toutefois, s’il est possible d’utiliser les caméras augmentées par l’IA pour détecter en temps réel les mouvements de foule, les sacs abandonnés ou les comportements suspects, la reconnaissance faciale et l’identification biométrique sont, quant à elles, exclues.
Le texte de la loi prévoit une prolongation possible de l'expérimentation jusqu'au 31 mars 2025, celle-ci pourrait bien perdurer. En effet lors de son discours de politique générale à l'Assemblée le 1er octobre dernier, le Premier ministre, Michel Barnier, a déclaré être en faveur d'une "généralisation de la méthode expérimentée pendant les Jeux olympiques".
La ville de Cannes avait fait figure de précurseur en mai dernier en expérimentant les caméras intelligentes lors de son Festival International du Film, mais le dispositif a également été utilisé avant les JO pour plusieurs événements comme les concerts de Taylor Swift ou le tournoi Roland-Garros.
Durant les JO, 185 caméras fixes ont été installées aux abords des sites olympiques de la région parisienne et, selon Laurent Nunez, préfet de police de Paris, le bilan de l’expérimentation est globalement positif. Il se prononce donc lui aussi en faveur de la généralisation de ce dispositif, toutefois aucune décision ne sera prise avant que le comité d'évaluation de l'expérimentation prévu par la loi n'ait rendu son rapport, ce qu'il devrait faire avant la fin de l'année.
IA et sûreté : vers une généralisation des caméras de vidéosurveillance intelligentes en France
Le gouvernement envisage de généraliser en France les caméras de vidéosurveillance augmentées par IA après une expérimentation jugée positive lors des JO, avec prolongation possible jusqu'au 31 mars 2025. La loi autorise la détection en temps réel de mouvements de foule, sacs abandonnés et comportements suspects tout en excluant la reconnaissance faciale, mais la CNIL alerte sur le risque de surveillance généralisée et les enjeux de libertés et de conformité.

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