«Le respect de ces exigences permet de concilier la nécessaire protection du consommateur et l’innovation en matière de services, l’intelligence artificielle étant désormais un outil incontournable pour bâtir de nouvelles propositions de valeurs pour les assurés. Il est essentiel que tout soit mis en œuvre pour éviter d’éventuels risques qui seraient liés à une utilisation non raisonnée de l’IA en assurance. Le déploiement de l’IA ne peut s’envisager que dans le respect de principes éthiques partagés par tous.»
Un déploiement positif
Dans le secteur de l'assurance, l'intelligence artificielle est utilisée pour automatiser les tâches répétitives et chronophages : évaluation des risques, calcul des primes, estimation du coût des sinistres... France Assurance reconnaît les bénéfices apportés par l'IA qui permet d'offrir des services et des produits plus personnalisés. Parmi ces avantages, elle cite les: • Chatbots conversationnel 24h/24 et 7j/7 pour répondre aux demandes en ligne ; • Systèmes automatisés d'analyse et d'authentification des e-mails pour un traitement plus rapide (préparation des éléments de réponse qui seront revus par le conseiller clientèle) ; • Solutions de gestion automatisée rapide pour les sinistres automobiles minimes, avec le traitement de l'image du véhicule accidenté par l'IA; • Analyses des données des objets connectés (détecteur de chute, détecteur de fuites d'eau...) pour déclencher une intervention humaine.Proposition des assureurs pour une IA éthique
Les assureurs sont unanimes sur la nécessité de mettre en œuvre une IA raisonnée et respectueuse des principes éthiques qu'ils partagent. Ils considèrent qu’une IA éthique en assurance doit être : • supervisée par l’humain : une IA qui assiste les collaborateurs sans les remplacer ; • non biaisée : une IA qui doit préserver l’équité entre tous dans les prises de décisions ; • transparente et explicable : une IA qui apporte une expertise sans constituer une «boîte noire». De nombreuses règles françaises et européennes fixent déjà un cadre et des limites à l’utilisation des données par les entreprises d’assurance (RGPD, CNIL...) En avril 2021, la Commission européenne a dévoilé son projet de règlement sur l’utilisation éthique de l’ IA et devrait légiférer sur la responsabilité de l’IA en 2022.Si les assureurs soutiennent la mise en place d’un cadre réglementaire européen pour une utilisation éthique de l’intelligence artificielle, ils considèrent comme absolument capital d’éviter des mesures disproportionnées, telles que la classification «IA à haut risque» appliquée sans distinction à l’ensemble du secteur de l’assurance. «L’intelligence artificielle doit demeurer, pour les entreprises d’assurance, une opportunité d’innovation mise au service de leurs clients.»Nos articles remonteront en priorité dans « À la une » de Google.
