Aux États-Unis, les responsables des écoles publiques de Seattle, dans l'état de Washington, ont porté plainte début janvier contre Facebook, Google et sa maison-mère Alphabet, Instagram, Snapchat, TikTok et sa maison mère ByteDance ainsi que contre Youtube pour "atteinte à la santé mentale des jeunes".
Diverses études ont été menées sur l'impact des réseaux sociaux sur les jeunes et ont démontré qu'ils avaient augmenté leur taux d’anxiété et de dépression.
Selon le communiqué de presse auquel l'AFP a pu avoir accès, le district scolaire de Seattle tient " les entreprises de réseaux sociaux responsables des atteintes qu'elles ont causées à la santé sociale, émotionnelle et mentale de leurs élèves".
Pour les responsables des écoles publiques du district, l’augmentation des suicides, tentatives de suicide et visites aux urgences liées à la santé mentale "n’est pas une coïncidence". Et cette crise "s’aggravait déjà avant la pandémie et la recherche a identifié les réseaux sociaux comme jouant un rôle majeur dans l’apparition de problèmes de santé mentale chez les jeunes".
Ils accusent les réseaux sociaux contre qui ils ont porté plainte "d'exploiter la psychologie et la neurophysiologie de leurs utilisateurs pour qu’ils passent de plus en plus de temps sur leurs plateformes, (…) créant une crise de santé mentale chez les jeunes américains". Ceci "dans un but lucratif", étant donné "que plus les usagers passent de temps sur ces plateformes, plus les accusés peuvent vendre de publicités".
États-Unis : pourquoi des écoles publiques portent-elles plainte contre plusieurs réseaux sociaux ?
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