« Si nous pouvons nous y conformer, nous le ferons, et si nous ne le pouvons pas, nous cesserons de fonctionner... Nous allons essayer. Mais il y a des limites techniques à ce qui est possible ».
Ce qui a déclenché la colère du Commissaire européen Thierry Breton qui a tweeté:« Il ne sert à rien de tenter de faire du chantage en clamant qu’en élaborant un cadre clair, l’Europe retarde le déploiement de l’IA générative. Au contraire ! Avec le "Pacte IA" que j’ai proposé, nous visons à aider les entreprises dans leur préparation ».
L'entretien entre Thierry Breton et Sundar Pichai, le PDG de Google, lui aussi inquiet par le futur AI Act et en tournée en Europe pour rencontrer les dirigeants et les leaders de l'IA , s'est beaucoup mieux passée :« Convenu avec le PDG de Google @SundarPichai de travailler avec tous les principaux acteurs européens et non européens #AI pour déjà développer un « pacte IA » sur une base volontaire avant la date limite légale du règlement sur l'IA ».
Le revirement de Sam Altman
Bien que Brad Smith, le PDG de Microsoft, le principal investisseur d'OpenAI, soutienne Sam Altman, allant jusqu'à déclarer que les régulateurs feraient bien d’écouter « ceux d’entre nous qui en savent peut-être plus sur le domaine technique" et que la législation n'était après tout qu'une question de compromis, le PDG d'OpenAI a apaisé la polémique en tweetant vendredi dernier :« Semaine très productive de conversations en Europe sur la meilleure façon de réglementer l'IA ! nous sommes ravis de continuer à opérer ici et n'avons bien sûr pas l'intention de partir ».
Ce à quoi Thierry Breton a répondu :« Nous nous attendons à ce que la technologie en Europe respecte toutes nos règles, en matière de protection des données, de sécurité en ligne et d'intelligence artificielle. En Europe, ce n'est pas à la carte. Je suis heureux que @SundarPichai reconnaisse cela et qu'il s'engage à respecter toutes les règles de l'UE. »
De retour à Paris pour une visite au campus de start-ups Station F vendredi dernier, Sam Altman a dit avoir parlé "de la façon de trouver le bon équilibre entre la protection avec cette technologie et la laisser prospérer" avec Emmanuel Macron lors de leur rencontre. Il a réitéré l'intention d'OpenAI de se conformer à l'AI Act ajoutant :« Nous aimons vraiment l’Europe mais nous voulons nous assurer que nous en sommes techniquement capables ».
