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Cambridge-1, le nouveau supercalculateur conçu par Nvidia dédié à l’intelligence et à la santé

Le 7 juillet, Nvidia a inauguré le supercalculateur Cambridge-1 dédié à la recherche dans le secteur de l’IA et de la santé au Royaume-Uni. Il se situe à Harlow, en Angleterre, plus précisément sur le site de Kao Data. Plusieurs projets ont été annoncés à l’occasion de son inauguration et concernent plusieurs thématiques : analyse génomique, recherche de nouveaux médicaments, traitement et synthèse d’images médicales.

Un nouveau supercalculateur offrant une capacité de calcul de 400 pétaflops

Ce nouveau supercalculateur Cambridge-1, l’un des plus puissants du Royaume-Uni, offre une capacité de calcul de 400 pétaflops, soit 1015 opérations en virgule flottante par seconde, dédiée à l’IA et 8 pétaflops dédiés à la résolution d’équations linéaires. Selon Nvidia, ce supercalculateur est la 42e structure la plus puissante au monde et détrône ainsi celui du bureau météorologique du Royaume-Uni, classé 58e.

Les frameworks NVIDIA Clara ont été optimisés pour que le système puisse tirer parti de sa puissance pour la recherche à grande échelle. Jensen Huang. , fondateur et PDG de NVIDIA, évoque toute la puissance du supercalculateur Cambridge-1 :

“Cambridge-1 donnera aux chercheurs de premier plan du monde des affaires et du monde universitaire la possibilité d’effectuer tous leurs travaux sur le superordinateur le plus puissant du Royaume-Uni, en débloquant des indices sur les maladies et les traitements à une échelle et à une vitesse auparavant impossibles au Royaume-Uni.”

Le supercalculateur sera dédié à la santé et à la médecine, comme l’indique David Hogan, vice-président entreprise chez Nvidia :

“Le but est de transformer le secteur de la médecine en permettant des avancées qui seraient impossibles avec les infrastructures traditionnelles, notamment face à la masse de données de santé accumulées de manière exponentielle ces dernières années.”

Bien entendu, grâce au COVID-19, l’arrivée d’outils comme Cambridge-1 est une véritable aubaine pour le secteur, c’est ce que précise Craig Rhodes, responsable chez Nvidia de l’intelligence artificielle pour la santé et la biologie dans l’industrie en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique :

“Le COVID-19 a rendu encore plus évident qu’il était temps pour l’IA et le supercalcul d’aider la recherche médicale. Aujourd’hui, face à l’arrivée de variants, le supercalcul pourrait permettre d’adapter rapidement les vaccins par exemple.”

Plusieurs projets déjà annoncés autour de l’imagerie, de la génomique et de la production de médicaments

Cambridge-1 est un supercalculateur conçu et construit spécialement pour la recherche externe. Plusieurs partenaires privés et publics ont annoncé la mise en place de projets en lien avec ce nouvel outil. En voici la liste exhaustive :

  • AstraZeneca souhaite transformer la découverte de médicaments avec l’IA : Nvidia et AstraZeneca vont travailler ensemble pour accélérer la découverte de médicaments, en créant un modèle d’IA générative basé sur des transformateurs pour les structures chimiques. Ils prévoient un projet distinct axé sur l’utilisation de l’IA en pathologie numérique et qui devrait recourir à la puissance de Cambridge-1. C’est ce que précise Lindsay Edwards, vice-président et responsable de l’IA, de la respiration et de l’immunologie, R&D BioPharmaceuticals chez AstraZeneca :

“La formation d’algorithmes d’IA sur des images de diapositives entières est un défi en partie à cause de la taille des images. Travailler avec NVIDIA sur Cambridge-1 nous permet d’étendre nos travaux actuels et de développer de nouvelles méthodologies faisant progresser l’utilisation de l’IA en pathologie numérique.”

  • GSK souhaite concentrer ses recherches sur de nouveaux médicaments : l’approche de recherche et développement de GSK se concentre sur des cibles génétiquement validées, qui sont deux fois plus susceptibles de devenir des médicaments et représentent désormais plus de 70 % de son effort de recherche. La firme souhaite être à l’intersection de la génétique humaine, de la génomique fonctionnelle, de l’IA et du machine learning. Le Dr Kim Branson, vice-président senior et responsable mondial de l’IA-ML, ajoute :

“Les technologies avancées sont au cœur de l’approche R&D de GSK et aident à libérer le potentiel de données volumineuses et complexes grâce à la modélisation prédictive à de nouveaux niveaux de vitesse et de précision. Nous sommes ravis d’avoir l’opportunité de nous associer à NVIDIA pour concrétiser l’ambition de GSK en matière de découverte de médicaments et contribuer au riche écosystème des sciences de la vie du Royaume-Uni.”

  • King’s College de Londres et Guy’s & St Thomas NHS Foundation Trust vont travailler autour des données cérébrales synthétiques générées par l’IA : les deux institutions vont exploiter Cambridge-1 pour entrainer des modèles d’IA grâce à des dizaines de milliers d’IRM afin qu’ils puissent générer des images cérébrales synthétiques. Le professeur Ian Abbs, directeur général. de Guy’s et St Thomas’ NHS Foundation Trust, précise :

“La puissance de l’intelligence artificielle dans les soins de santé contribuera à accélérer le diagnostic des patients, à améliorer les services tels que le dépistage du cancer du sein et à soutenir la façon dont nous évaluons les risques et hiérarchisons les patients en fonction des besoins cliniques”

  • Oxford Nanopore travaillera sur la génomique évolutive en temps réel : la technologie de séquençage d’Oxford Nanopore est déjà utilisée par une centaine de pays dans le monde dans le domaine de la génomique. L’organisme se servira des outils NVIDIA -et plus précisément de Cambridge-1- pour développer des systèmes d’IA qui auront pour objectif d’améliorer la vitesse et la précision de l’analyse génomique. C’est ce qu’évoque Rosemary Sinclair Dokos, vice-présidente de la gestion des produits et des programmes chez Oxford Nanopore :

“Exploiter la puissance de Cambridge-1 nous aidera à accélérer davantage le développement de notre algorithme pour prendre en charge une analyse génomique puissante et précise. Cela permettra également aux scientifiques utilisant notre technologie sur le terrain d’acquérir plus d’informations dans un large éventail de domaines de recherche.”

Zacharie Tazrout

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