Investir dans la R&D pour fournir des solutions d'IA souveraines aux entreprises et aux gouvernements
Si le tour de table a été l'occasion pour Aleph Alpha de nouer des partenariats stratégiques, il va également lui permettre d’accélérer le développement et la commercialisation de l’IA générative pour les applications les plus complexes et les plus critiques, notamment pour les secteurs sensibles des données tels que les soins de santé, la finance, le droit, le gouvernement et la sécurité. La start-up entend également développer des partenariats académiques et s'engage en faveur de la reproductibilité, de l’excellence et du partage de l’innovation grâce à l’open source. Jonas Andrulis, PDG et cofondateur d'Aleph Alpha, a déclaré que cet investissement permettra à l'entreprise de continuer à améliorer ses capacités et de rester à la pointe du développement technologique, tout en offrant aux clients l'indépendance et la flexibilité nécessaires en matière d'infrastructure, de compatibilité avec le cloud, de support sur site et de configurations hybrides.Quelle place pour la France dans la course à l'IA ?
Ce financement renforce la position de l'Allemagne et de l'Europe en matière d'IA souveraine. Cependant, si cette levée de fonds record en Europe pour une start-up d'IA témoigne de l'intérêt croissant pour les technologies de pointe dans la région, elle met également en lumière la nécessité pour la France de combler le déficit de ses investissements dans ses leaders de l'IA pour rester compétitive.
Stéphane Roder, CEO d’AI Builders, cabinet de conseil en stratégie data et IA, a réagi à cette annonce :
"Après que l’Angleterre nous ait ravis sous nos yeux le siège européen du leader de l’IA, Open AI, pour devenir la capitale européenne non européenne de l’IA grâce aux craintes engendrées par l’AI Act, l’Allemagne enfonce le clou en finançant Aleph alpha avec un investissement d’un demi milliard d’euro apporté par un consortium d’industriels quand nos champions Français Lighton et Mistrail.ai lèvent respectivement 15M€ et 100M€. La messe est dite et pour longtemps encore une fois. Il ne suffit pas d'entraîner ces modèles extraordinairement puissants, il faut aussi les intégrer dans un framework applicatif leur permettant d’être intégrés dans des systèmes d’information. Microsoft avait pourtant montré la voie en intégrant Open AI dans son Framework de développement Azure permettant des déploiements applicatifs dans des temps records. En France, nous continuerons donc à jouer avec les paramètres de nos modèles mathématiques quand nos voisins vendront des applications".
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