La clé pour un mode de vie urbain amélioré
Selon le rapport, la mise en place d’un programme de développement durable par leur ville représente un enjeu de plus en plus important aux yeux des citadins : la pollution (42%) et le manque d'initiatives durables (36%) sont des préoccupations majeures, qui pourraient les motiver à quitter leur ville. Au cours des trois dernières années, 42% des responsables de villes ont déclaré que les initiatives durables sont à la traîne, et 41% affirment que l'absence de programme de développement durable dans les 5 à 10 prochaines années est l’une des cinq principales conséquences de la non-adoption des technologies digitales. Les initiatives de Smart City entraînent des améliorations tangibles des services urbains à tous les niveaux. Cependant, selon le rapport de Capgemini, ce mode d’évaluation est réducteur sans prise en compte de la perception qu’en ont les citadins, notamment la satisfaction en termes de qualité de vie que les initiatives de Smart City leur procurent. Par exemple, 73% des personnes interrogées plébiscitent l’amélioration de la qualité de l’air, bénéfique pour leur santé. Ce pourcentage chutant à 56% parmi les citadins n’ayant pas recours à des services urbains prodigués par une Smart City. Plus d'un tiers des citadins (36%) se disent prêts à payer pour vivre dans une Smart City. Ce chiffre est supérieur chez les citadins les plus jeunes et les plus aisés : 44% parmi la génération Y, 41% parmi la génération Z et 43% chez les personnes interrogées gagnant plus de 80 000 USD. Les données et le financement sont des obstacles à la mise en œuvre des initiatives Si les Smart City peuvent régler certains des points négatifs traditionnels liés à la vie urbaine, tels que les transports en commun et la sécurité, la mise en œuvre de ces initiatives présente de sérieux défis. Les données font partie intégrante de l’optimisation des Smart City, pourtant, 63% des citadins interrogés à travers le monde estiment que la confidentialité de leurs données personnelles prime sur l’accès à des services urbains de premier ordre. Par ailleurs, près de 70% des responsables de ville expliquent que le financement de leur budget est un défi majeur, et 68% d’entre eux déclarent qu’ils peinent à construire les plateformes numériques nécessaires pour déployer et rendre accessibles les initiatives de Smart City. Parallèlement, 54% des citadins interrogés pensent que les BigTechs6 fourniraient de meilleurs services que ceux fournis par leur ville. Matthias Wieckmann, responsable de la stratégie digitale pour la ville de Hambourg, explique :« Lorsqu'on envisage de mettre en œuvre une initiative de Smart City, il est conseillé de commencer par des projets limités à une petite échelle, pouvant être testés avant d’être déployés, et ce, afin d’être en mesure de démontrer leur impact et leur viabilité économique pour obtenir les financements nécessaires. Pour les premières phases de leur projet, des solutions plus petites permettront aux responsables de villes d'avancer plus rapidement, ce qui ne serait pas le cas avec le lancement d’emblée de projets d’ensemble. En procédant ainsi, il est plus facile d’obtenir des soutiens et des financements. »Les initiatives de Smart City aident les villes à faire face à la crise de la COVID-19 Les Smart Cities peuvent contribuer à une meilleure gestion des pandémies. Selon le rapport de Capgemini, à l'heure où le monde lutte contre la pandémie de COVID-19, des responsables de ville ont recours à la technologie pour relever certains des défis auxquels leur ville est confrontée. 68% d’entre eux déclarent que les initiatives digitales, telles que les applications connectant les usagers aux infrastructures sanitaires ou facilitant le suivi des patients à distance, les aident à gérer la crise actuelle. La ville de Bangalore en Inde a ainsi transformé son centre de contrôle en « cellule de crise » pour faire le suivi des patients et élaborer des plans de confinement à l’aide de technologies de cartes thermiques7. À Rome, le personnel de l'aéroport utilise des casques intelligents équipés en réalité augmentée et en capteurs thermiques qui permettent de contrôler plusieurs voyageurs à la fois, tout en maintenant une distance de sécurité8.
Pour accélérer la mise en œuvre d’une Smart City, une collaboration étroite entre les principales parties prenantes est nécessaire
Déploiement et financement de technologies et projets innovants ne suffisent pas en soi pour créer une Smart City. La collaboration entre toutes les parties prenantes du projet – responsables de ville, citoyens et tiers (notamment start-ups, universités ou entreprises de capital-risque) –, est primordiale. Le rapport conclut sur trois recommandations :- Développer une vision de Smart City avec la durabilité et la résilience comme pierre angulaire.
- Permettre aux responsables de ville d’endosser le rôle d’entrepreneurs et, dans le même temps, garantir la protection des données afin d’instaurer la confiance.
- Bâtir une culture de l'innovation et de la collaboration avec les citadins au sein de l’écosystème de la ville.
« La perception et le statut d’une Smart City représentent désormais un facteur clé de différenciation pour les citoyens. Il est donc primordial pour les urbanistes et les responsables de ville de prendre en compte cette dimension ; les citoyens constituant la ressource la plus intelligente d’une ville, ils doivent être placés au cœur des initiatives de Smart City. La ville doit œuvrer pour s'assurer que les initiatives s’appuyant sur la technologie offrent aux citoyens les expériences et la qualité de vie qu’ils recherchent. Cela lui permettra de freiner les départs de ses habitants. En outre, la ville pourra organiser une transition numérique à l’image de sa population, pour le bénéfice des citoyens qui sont aujourd’hui disposés à investir dans leurs habitations. De plus, les initiatives de ‘Smart Cities’ permettent aux villes d’être plus résilientes face à des crises telles que la pandémie actuelle de COVID-19. Néanmoins, pour y parvenir, il est essentiel de fédérer tout l’écosystème des données ainsi que les parties prenantes de la ville autour d’un schéma directeur et d’un axe central constitués de l’ADN de celle-ci, de la confidentialité des données et de la viabilité de la vision d’ensemble. »Pour consulter l’étude dans son intégralité, ainsi que ses recommandations, cliquez ici.
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