Diego Rubio, le Directeur général du Center for the Governance of Change de l'IE University a déclaré :
« Cet état d'esprit, probablement lié à la méfiance croissante des citoyens à l'égard des pouvoirs publics et des responsables politiques, constitue une remise en question importante du modèle européen de démocratie représentative, car il remet en cause la notion même de souveraineté populaire. »L'étude met également en évidence un paradoxe : si le public ne se fait pas d'illusion sur son gouvernement et préfèrerait voir l'intelligence artificielle diriger l'État, la population craint d'une certaine façon le progrès technologique, en particulier de l'automatisation accrue. Soixante-dix pour cent des personnes interrogées appellent les responsables politiques à prendre des mesures fortes pour mettre un frein à l'automatisation et à lutter contre les suppressions d'emplois, même si cela doit ralentir les progrès technologiques. Parmi les autres faits saillants :
- 56 % des Européens interrogés craignaient que les robots prennent la place de la plupart des emplois humains.
- Soixante-dix pour cent des Européens interrogés, quel que soit leur âge, estiment que si elles ne font pas l'objet de contrôles appropriés, les nouvelles technologies feront plus de mal que de bien à la société durant la prochaine décennie. Cette conviction conduit à une résistance croissante concernant l'innovation et à une exigence générale de davantage de réglementation.
- Soixante-sept pour cent des Européens interrogés estiment que la gouvernance des nouvelles technologies est, avec les changements climatiques, le plus grand défi auquel l'UE est actuellement confrontée.
- En tête de liste des défis relatifs au marché du travail, les Européens prévoient des changements au niveau de leur vie sociale : plus des deux tiers des Européens interrogés (68 %) estiment qu'à l'avenir, les populations passeront plus de temps à se fréquenter en ligne qu'en personne.
Le Center for the Governance of Change de l'IE University mène des recherches d'avant-garde qui transcendent les disciplines et les méthodologies, afin de mettre à jour la complexité des nouvelles technologies comme l'intelligence artificielle, le big data, la chaîne de blocs et la robotique. Le CGC assure également plusieurs programmes de formation des cadres sur les nouvelles technologies, aux institutions publiques et aux entreprises souhaitant mieux comprendre les tendances de rupture, ainsi qu'une série d'activités de sensibilisation destinées à faire prendre conscience au grand public les changements à venir et à améliorer sa capacité d'action en la matière. Son objectif fondamental est de contribuer à bâtir une société plus prospère et durable pour tous.
Pour consulter le rapport, rendez-vous sur le site d'IE University.
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