La fédération InfraNum, en partenariat avec la FNCCR et la Banque des territoires ont présenté le 1er février dernier les résultats du premier "Observatoire des Territoires connectés et durables". Fruit d'une centaine d'entretiens réalisés entre septembre et décembre derniers auprès de collectivités de toutes tailles et d'industriels, il vise à appréhender la structuration des projets de territoires connectés et durables déployés par les collectivités locales et leurs groupements en France.
La fédération InfraNum a été créée le 6 décembre 2012 pour accompagner le Plan France Très Haut Débit, elle regroupe plus de 200 entreprises (bureaux d’études, opérateurs, intégrateurs, équipementiers, fournisseurs de services, ...), réparties sur l’ensemble du territoire français. Partenaire industriel de tous les territoires connectés ou à connecter, elle soutient non seulement l’aménagement numérique mais également le développement de nouveaux services numériques.
Pour produire ce rapport, elle a collaboré avec la FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies), association regroupant plus de 600 collectivités en charge des services publics locaux de l’eau potable et de l’assainissement et la Banque des Territoires qui accompagne les acteurs territoriaux dans leurs projets, notamment en matière de transformation durable.
Soixante collectivités ayant un projet en cours ou opérationnel ont répondu à cette enquête menée pour eux par les cabinets Artelia, INLO Avocats et KPMG, complétée d'environ 30 interviews d'industriels et collectivités. Si l'échantillon peut paraitre faible, Agnès Le Meil, directrice des études lnfraNum, souligne "la présence de collectivités de tous types, rurales comme urbaines, avec globalement une maturité plus importante que ce à quoi on pouvait s'attendre".
En effet, le rapport met en lumière un essor rapide du marché des territoires connectés et durables, touchant toutes les strates de collectivités, des petites communes aux métropoles.
Les priorités des projets se concentrent sur la transition énergétique avec la gestion de l'énergie des bâtiments et l'éclairage (50% des répondants) ainsi que sur la gestion de l'eau (45%) et des déchets (33%). De nouveaux domaines émergent également, comme la gestion des risques environnementaux (15% des projets)
Une transformation numérique préalable est souvent observée, avec 80% des répondants ayant déjà engagé la numérisation de leurs services. La sécurisation des systèmes d'information est également une priorité pour 60% des répondants.
Les projets de territoires connectés débutent généralement par des démonstrateurs, permettant aux collectivités d'observer et d'ajuster leurs projets en fonction de leurs besoins spécifiques.
« Observatoire des Territoires connectés et durables » : perspectives et défis pour les collectivités territoriales françaises
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