Les Etats membres de l’OMS/Europe adoptent le tout premier plan d’action pour la santé numérique de la Région

Du 12 au 14 septembre dernier, après deux années en ligne, les 53 Etats membres de toute l’Europe et d’Asie centrale ont été conviés à la 72ème session du Comité Régional pour l’Europe (CR72) qui se déroulait en Israël, à Tel Aviv. Parmi les plans d’action approuvés, l’un concerne une des initiatives phares de l’OMS/Europe, la santé numérique, il vise à tirer parti de la transformation numérique en Europe et en Asie centrale dans le but d’améliorer la santé et le bien-être des populations.

La santé numérique est l’un des 4 domaines phares du Programme de travail européen 2020-2025 de l’OMS (PTE) « Une unité d’action pour une meilleure santé en Europe ». Ce nouveau plan d’action est un pas concret vers la concrétisation du PTE au moyen d’outils numériques, notamment l’IA, les mégadonnées, la chaîne de blocs, les données de santé, les systèmes d’information sur la santé, l’infodémie, l’Internet des objets, l’interopérabilité et la télémédecine.

Elaboré à la suite de consultations avec les partenaires et les 53 pays de la Région, il prend en considération les priorités des pays dans ces domaines et dans d’autres, ainsi que leurs besoins et leurs difficultés, notamment les problèmes rencontrés par les groupes vulnérables pour accéder aux services de santé numérique.

L’adoption de ce nouveau plan d’action, le 12 septembre dernier, reconnait le rôle essentiel et le potentiel des outils numériques dans le secteur de la santé, et s’appuie sur les enseignements acquis pendant près de 3 ans avec la pandémie de COVID-19. Il devrait ainsi permettre de progresser vers la couverture sanitaire universelle, de protéger les populations des situations d’urgence sanitaire et de promouvoir la santé et le bien-être dans la Région.

Hans Henri P. Kluge, médecin et Directeur Régional de l’OMS/Europe, déclare :

« La santé numérique doit être considérée comme un moyen de concrétiser des objectifs dans le domaine de la santé, et non comme la solution en soi aux problèmes ou aux besoins en matière de santé ».

Il ajoute :

« Pour être utiles et promouvoir réellement une meilleure santé, les outils numériques nécessitent une bonne gouvernance, une législation appropriée et des politiques qui encouragent leur utilisation saine tout en fournissant aux personnes qui les utilisent – travailleurs de la santé et patients – la formation et le soutien dont elles ont besoin pour en tirer le meilleur parti. »

Des outils numériques pour relever des défis dans le domaine de la santé

Lors de la CR 72, les délégués ont adopté des plans directeurs pour mieux cibler et mettre fin à plusieurs maladies qui restent un défi, notamment le cancer du col de l’utérus, la tuberculose, le VIH/sida et d’autres infections sexuellement transmissibles, ainsi que l’hépatite virale.

Ils ont adopté le tout premier cadre d’action européen visant à atteindre le niveau de santé le plus élevé possible pour les quelque 135 millions de personnes handicapées dans la Région européenne de l’OMS et également approuvé un cadre pour lutter contre les dommages causés par l’alcool dans la Région, où 2 500 personnes meurent chaque jour des suites de maladies qui y sont liées.

L’adoption plus généralisée d’outils numériques pour la santé peut réellement aider les pouvoirs publics et les habitants de la Région à relever ces défis actuels dans le domaine de la santé, y compris ceux qui ont été engendrés par la pandémie.

La santé numérique permet d’élargir le concept de la santé électronique (e-santé) à des domaines tels que :

  • la télémédecine, qui permet d’accéder aux services de santé quel que soit l’endroit où l’on vit ;
  • les systèmes de données et d’information sur la santé – grâce auxquels les autorités disposent de l’information dont elles ont besoin pour élaborer des politiques de santé ;
  • l’IA et le big data, qui aident les cliniciens, les prestataires et les décideurs à planifier ou mettre en œuvre des interventions ;
  • la lutte contre l’infodémie en ligne, pour aider la population à faire confiance à des informations de haute qualité dans le domaine de la santé.

Mettre le patient au centre des solutions numériques

Pour que les solutions numériques s’imposent réellement, il est nécessaire que les personnes qui les emploient aient la formation et les connaissances adéquates, et donc leur fournir.

Natasha Azzopardi-Muscat, médecin et Directrice de la Division des politiques et systèmes de santé des pays à l’OMS/Europe, déclare :

« L’OMS/Europe est là pour aider les pays à tirer parti de l’utilisation des outils numériques de manière inclusive et transparente, tout en protégeant la vie privée et les besoins particuliers des personnes. »

Elle poursuit :

« La littératie numérique de l’ensemble des utilisateurs devrait être l’un des éléments clés de toute stratégie de santé numérique efficace. Avec les pouvoirs publics de notre Région, nous œuvrons à des solutions qui placent les besoins des patients et des travailleurs de la santé au centre. »

Le plan encourage les pays à donner la priorité à l’amélioration de la littératie en matière de santé numérique tout en reconnaissant les besoins des citoyens et des travailleurs de la santé et en promouvant une approche intégrée des soins qui institutionnalise la santé numérique dans la Région.


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