"L’indice ne se concentre pas intentionnellement sur la notation de la responsabilité des entreprises. Si une entreprise révèle que la formation de ses modèles nécessite beaucoup d’énergie, qu’elle ne paie pas un salaire décent à ses employés ou que ses utilisateurs en aval font quelque chose de nuisible, l’entreprise obtiendra toujours un point FMTI pour ces divulgations".
Les chercheurs ont noté les concepteurs en fonction de leurs pratiques pour leur modèle de fondation phare (GPT-4 pour OpenAI, PaLM 2 pour Google, Llama 2 pour Meta...).Un manque de transparence évident
Si le modèle open source LLama 2 de Meta est le mieux noté, il n'obtient que 54 sur 100, ce qui révèle un manque fondamental de transparence de l’industrie de l’IA. BLOOMZ, le LLM open source développé dans le cadre du projet BigScience auquel a participé HuggingFace le talonne avec 53 sur 100 suivi par GPT-4 OpenAI qui obtient 48 sur 100.
Cependant, une des entreprises a obtenu 1 point pour 82 de ces indicateurs, ce qui, pour les chercheurs, démontre que les entreprises peuvent améliorer considérablement la transparence de leurs modèles en adoptant les meilleures pratiques de leurs concurrents.
Les concepteurs de modèles open-source ouvrent ainsi la voie puisqu'ils obtiennent les deux scores les plus élevés, le troisième, Stability AI est à la 4ème place, avec seulement 1 point de moins qu'OpenAI.
Si les entreprises sont pour la plupart transparentes sur la protection des données des utilisateurs et les fonctionnalités de base de leur modèle, aucune n'a fourni d’informations sur le nombre d’utilisateurs qui dépendent de son modèle ou des statistiques sur les zones géographiques ou les secteurs de marché qui utilisent son modèle. La plupart d'entre elles ne divulguent pas si elles ont utilisé des contenus protégés par le droit d’auteur comme données d’entraînement, et, si oui, dans quelle mesure, ni d'ailleurs leurs pratiques de travail.
Quel impact pour le FMTI ?
La plupart des entreprises évaluées se sont engagées en juillet dernier à soutenir le développement d'une IA responsable devant le gouvernement Biden, Rishi Bommasani espère que l'indice les incitera à tenir leurs promesses en augmentant la transparence. Il espère également, qu'en mettant en évidence les lacunes des entreprises, il contribuera à éclairer l’élaboration des politiques par les gouvernements du monde entier, notamment à celle de l'AI Act. Il déclare :"Je pense que cela leur donnera beaucoup de clarté sur la configuration du terrain, sur ce qui est bon et mauvais dans le statu quo et sur ce qu’ils pourraient potentiellement changer avec la législation et la réglementation".
L'équipe de chercheurs prévoit de continuer à mettre à jour l'indice FMTI, encourageant ainsi les entreprises à améliorer leur transparence dans le domaine des modèles de fondation. Références de l'article : Blog HAI Article de recherche : "The Foundation Model Transparency Index" arXiv :2310.12941v1, 19 octobre 2023 Auteurs :- Rishi Bommasani, doctorant en informatique à Stanford et responsable de la société au CRFM de Stanford ;
- Kevin Klyman, étudiante à la maîtrise en politique internationale à Stanford ;
- Shayne Longpre, doctorante en arts et sciences médiatiques au MIT ;
- Sayash Kapoor, doctorant en informatique à Princeton ;
- Nestor Maslej, Directeur de recherche à Stanford HAI et rédacteur en chef de l’AI Index ;
- Betty Xiong, doctorant en informatique biomédicale à Stanford et boursier diplômé de l’IAH ;
- Daniel Zhang, Directeur principal des initiatives politiques à Stanford HAI et professeur agrégé d’informatique à Stanford ;
- Percy Liang, Directeur du CRFM de Stanford.