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Le projet RePAIR : aider les archéologues à restaurer les fresques du passé grâce à l’intelligence artificielle

Afin de faciliter le processus de reconstruction et de réhabilitation permettant de redonner une seconde vie aux œuvres d’art de l’antiquité et du moyen-âge, l’Union européenne lance le projet RePAIR pour “Reconstructing the Past: Artificial Intelligence and Robotics”. L’objectif ? Mettre au point un système robotique grâce à l’intelligence artificielle qui est capable d’assembler de manière autonome des fragments issus d’objets du passé qui sont désormais fracturés en plusieurs morceaux. C’est notamment à Pompéi que cet outil va être utilisé.

Restaurer des vestiges et des fresques de sites archéologiques en un rien de temps

Pompéi, cette ville et cité antique italienne, est célèbre pour avoir été l’une des premières villes touchées et ensevelies par l’éruption du Vésuve, un volcan situé à peine 9 kilomètres des habitations. Depuis, cette ville est un site archéologique à taille humaine, avec de nombreux vestiges historiques et d’œuvres d’art anciennes qui ne demandent qu’à être découverts, préservés, restaurés ou reconstruits.

Toutefois, la reconstruction physique des œuvres d’art brisées représente l’une des étapes les plus laborieuses des recherches archéologiques, sans parler du fait que ces œuvres d’art sont nombreuses. C’est ce que précise Marcello Pelillo, expert en IA à l’université Ca’ Foscari de Venise :

“Quand il y a des centaines de pièces, ces fresques peuvent être reconstituées manuellement, mais Pompéi en a une collection de milliers et cela a besoin de technologie.”

C’est ainsi que l’Union européenne a décidé de financer au titre du programme Horizon 2020, le projet RePAIR afin d’exploiter la technologie pour aider les archéologues à restaurer les œuvres d’art.

L’intelligence artificielle et un bras mécanique pour assembler tous les morceaux avec précision

Financé par l’UE à hauteur de 3,5 millions d’euros, l’objectif est d’utiliser une infrastructure robotique sous la forme d’un bras, associés à un scanner haute définition et à un logiciel de reconnaissance numérique trois dimensions gérées par une IA. Avec cette architecture complète, RePAIR reconnait, fait correspondre et assemble avec précision l’ensemble des fragments complets dans un temps record et de manière autonome.

Afin d’être entrainé et de “se faire la main”, le bras mécanique a été utilisé pour assembler les fresques de plafond peint de la Casa dei pittori al Lavaro, située dans l’îlot urbain de la Maison des chastes amants et pour les vestiges de la Maison des Gladiateurs. Le robot fait des suppositions et les archéologues en vérifient la cohérence. Si cela ne convient pas, les spécialistes demandent au robot de proposer une nouvelle combinaison en reprenant depuis le début. Marcello Pelillo précise :

“C’est comme un puzzle, à ceci près qu’il manque des pièces, que d’autres ne vont pas parce qu’elles sont endommagées, et qu’on ne dispose pas de la couverture de la boîte pour voir à quoi doit ressembler l’image finale. […] Si nous réussissons, nous pourrions exporter cette technologie puisqu’il se dit que de nombreux musées à travers le monde possèdent dans leurs réserves un grand nombre de fresques qui n’attendent qu’à être assemblées.”

Grâce au projet RePAIR, deux fresques de renommée mondiale, qui sont composées de milliers de morceaux brisés et se trouvent actuellement dans des réserves, devraient être restaurées dans les mois qui viennent.


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Zacharie Tazrout

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