Le Prix Gottlieb Duttweiler est attribué à Watson, le programme d’intelligence artificielle d’IBM

Le Prix Gottlieb Duttweiler est attribué à Watson, le programme d’intelligence artificielle d’IB
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Le lauréat 2018 du prestigieux Prix Gottlieb Duttweiler a été dévoilé. Il sera remis à Watson, le programme d’intelligence artificielle d’IBM et c’est la première fois que cette distinction suisse est attribuée à une entité virtuelle et non à une personne physique.

Le treizième prix Gottlieb Duttweiler a été décerné à la plateforme cognitive Watson. Le directeur de la recherche d’IBM, John E. Kelly III, recevra ce prix prestigieux en son nom le 7 mai 2019.

Watson est considéré comme l’ordinateur le plus puissant du monde dans le domaine de l’intelligence artificielle. Ce système développé par IBM a acquis ses lettres de noblesse auprès du grand public en remportant le jeu télévisé « Jeopardy! » aux États-Unis en 2011. Watson fournit désormais des services inestimables dans des domaines comme la médecine, la mobilité ou le commerce.

John E. Kelly lll, vice-président principal, responsable des solutions cognitives et de la recherche d’IBM, recevra le treizième prix Gottlieb Duttweiler le 7 mai 2019 à Rüschlikon.

« Au nom de tous ceux qui ont contribué au développement de Watson : nous sommes honorés de recevoir ce prix prestigieux », affirme John E. Kelly, responsable de l’équipe de développement de la plateforme.

Créé il y a plus d’un demi-siècle distributeur Migros et doté de 100.000 francs suisses, le Prix Gottlieb Duttweiler est décerné à intervalles irréguliers à des personnalités qui se sont distinguées par une contribution exceptionnelle à l’intérêt général. La liste des précédents lauréats compte des noms aussi prestigieux que Václav Havel, Joschka Fischer ou Kofi A. Annan. L’ère des héros solitaires semble cependant révolue et l’avenir appartient désormais à une nouvelle race de centaures : les binômes homme-machine. L’avènement de Watson est ainsi le fruit d’une aventure collective.

« Notre avenir dépend de la manière dont l’homme et la machine collaboreront », affirme David Bosshart, directeur de l’Institut Gottlieb Duttweiler (GDI).

John E. Kelly acquiesce :

« Il est essentiel que le déploiement des nouvelles technologies soit géré de manière responsable. La collaboration homme-machine est guidée par des principes d’intelligence artificielle fondés sur la confiance et la transparence. »

Selon l’Institut Gottlieb Duttweiler, Watson incarne un avenir dans lequel des opérations d’une complexité dépassant les capacités humaines seront traitées par une intelligence « surhumaine ». Seule l’intelligence artificielle permettra en effet de résoudre des problèmes tels que le réchauffement climatique, les maladies ou l’insuffisance de formation. Dans quels domaines la technicisation de la vie a-t-elle un sens ? Et dans quels autres est-elle inadéquate ?

« Cette attribution délibérément controversée a précisément pour but d’alimenter le débat », déclare Sarah Kreienbühl, présidente du conseil de la fondation du GDI.

Pour l’institut, le fait qu’une partie du développement du système Watson ait été effectué à Zurich atteste également de la compétitivité de la Suisse en tant que pôle de recherche.