Intelligence artificielle Lancement du second plan pour la science ouverte, orienté vers les données...

Pour approfondir le sujet

Sur le même thème :

Le Conseil de l’Europe souhaite utiliser l’intelligence artificielle pour lutter contre les discriminations

Le conseil des ministres a adopté plusieurs lignes directrices à l'intention des 47 états membres du conseil de l'Europe. Elles ont pour but de...

Retour sur le lancement de MAESTRIA, plateforme numérique de diagnostic intégratif de la cardiomyopathie auriculaire

Le projet de recherche MAESTRIA (Machine Learning and Artificial Intelligence for Early Detection of Stroke and Atrial Fibrillation) a été officiellement lancé fin septembre....

Pandemic Response Challenge : XPRIZE et Cognizant annoncent les lauréats du Grand Prix

Le Pandemic Response Challenge avait été lancé l'an dernier par XPRIZE et Cognizant pour exploiter la puissance des données et de l’intelligence artificielle et...

La plateforme éducative Wiloki lève un million d’euros auprès d’Invus

La plateforme Wiloki a annoncé une levée de fonds d'un million d'euros auprès du fonds d'investissement Invus. L'outil éducatif personnalisé, enrichi en intelligence artificielle,...

Lancement du second plan pour la science ouverte, orienté vers les données de la recherche

Le 6 juillet 2021, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a présenté le second plan pour la science ouverte. S’étalant jusqu’en 2024, ce plan aura pour ambition de développer l’accès ouvert aux publications et -autant que possible- aux données, aux codes sources et aux méthodes de la recherche. Le plan sera marqué par la création de la plateforme nationale des données de la recherche, “Recherche Data Gouv”. Le budget passant ainsi de cinq à quinze millions d’euros par an.

Un plan pour généraliser la science ouverte sur tout le territoire français

Entre 2018 et 2021, le premier plan national pour la science ouverte avait permis à la France de se doter d’une politique cohérente et dynamique dans le domaine de la science ouverte et avait vu son taux de publications scientifiques en accès ouvert bondir, en passant de 41 % en 2017 à 56 % en 2019. Fort de ces résultats encourageants, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation souhaite poursuivre ses efforts et lance le second plan pour la science ouverte.

Cette nouvelle initiative s’axera sur quatre objectifs en faveur de la science ouverte :

  • Généraliser l’accès ouvert aux publications.
  • Structurer, partager et ouvrir les données de la recherche.
  • Ouvrir et promouvoir les codes sources produits par la recherche.
  • Transformer les pratiques pour faire de la science ouverte le principe par défaut.

Ce nouveau plan suit les volontés exprimées par la loi pour une République numérique de 2016 et confirmées par la loi de programmation de la recherche de 2020, qui inscrivent la science ouverte dans les missions des chercheurs et des enseignants-chercheurs et fixe comme objectif : 100% des publications en accès ouvert en 2030.

Un second plan en faveur de la science ouverte

Ce second plan possèdera plusieurs spécificités par rapport au premier :

  • Il étend son périmètre aux codes sources issus de la recherche.
  • Il structure les actions en faveur de l’ouverture ou du partage des données à travers la création de la plateforme “Recherche Data Gouv”.
  • Il multiplie les leviers de transformation afin de généraliser les pratiques de science ouverte et il en présente des déclinaisons disciplinaires et thématiques.
  • Il répond à l’ambition de l’Union européenne de doter chaque pays d’un plan national pour la science ouverte, et constitue une contribution majeure aux engagements de la France à la transparence de l’action publique dans le cadre du Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO) qui associe plus de 70 pays dans le monde.

Parmi les mesures d’ores et déjà prises dans le cadre de cette initiative, on retrouve :

  • Tripler le budget de la science ouverte en s’appuyant sur le Fonds national pour la science ouverte et le Programme d’investissements d’avenir : le budget passe ainsi de 5M€ à 15M€ par an.
  • Créer “Recherche Data Gouv”, une plateforme nationale des données de la recherche, pour favoriser le partage et l’ouverture des données produites par la recherche française.
  • Généraliser l’obligation de publication en accès ouvert des articles et livres issus de recherches financées par appel à projets sur fonds publics.
  • Traduire les publications des chercheurs français afin de favoriser la circulation des savoirs scientifiques : les recherches sur le climat, la biodiversité, la santé, qui sont publiées en anglais, seront traduites pour être accessibles par les citoyens, et les recherches publiées en français par les historiens ou les sociologues seront traduites pour augmenter leur rayonnement international augmenté.

Ce second plan pour la science ouverte aura pour ambition de généraliser les pratiques de science ouverte en France, partager les données de recherche, faire de la science ouverte une pratique habituelle et quotidienne, contribuer à la démocratisation de l’accès au savoir afin de rapprocher la science de la société et entendre le mouvement de partage de données, déjà généralisé en astronomie, en sismologie ou en génétique.

 
Zacharie Tazrout

Partager l'article

Enquête Premier emploi 2022 de Telecom Paris : des ingénieurs recherchés et bien rémunérés

Télécom Paris, école de l'Institut Mines-Télécom et membre fondateur de l'Institut Polytechnique de Paris, forme des ingénieurs généralistes du numérique. Elle a récemment publié...

Canada : l’utilisation de l’intelligence artificielle reste faible au sein des entreprises selon les RH

Les ressources humaines (RH) ont un rôle important au sein des entreprises. Au Canada, l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CHRA) a mené...

Focus sur le projet de recherche européen HosmartAI « Hospital Smart development based on AI »

Le projet de recherche européen HosmartAI a pour objectif de doter l'Europe d'un système de santé fort, efficient, durable et résilient, bénéficiant des capacités...

Prédire la mortalité et la durée du séjour en unité de soins intensifs grâce au machine learning

Les unités de soins intensifs (USI) assurent une continuité des soins et une surveillance continue aux patients atteints de maladies graves. Une équipe de...
Recevoir une notification en cas d'actualité importante    OK Non merci