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Lancement de la French AgriTech par le gouvernement pour soutenir l’agriculture et l’innovation

Tandis que le label DIGIFERMES lance son appel à candidatures, le gouvernement se penche sur l’agriculture et l’innovation avec le lancement de la French AgriTech. Avec cette initiative, le gouvernement souhaite soutenir le développement, la maturation et l’exportation des savoir-faire dans le secteur de l’AgriTech et de la FoodTech, enjeu de souveraineté alimentaire, mais également industrielle. La France est, à l’heure actuelle, le troisième pays avec le plus de start-up AgriTech créées par habitant selon Tracxn, WIPO, Simago.

La French AgriTech : subtil mélange entre la French Tech et le savoir-faire agricole

Le 30 août dernier s’est tenu la première réunion de lancement de la French AgriTech en présence du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Julien Denormandie et du secrétaire d’État au numérique Cédric O. Autour d’un panel de start-up de l’AgriTech et de la FoodTech, de financeurs institutionnels et de parties prenantes, les ministres ont initié la dynamique collective de la French AgriTech vers un objectif commun d’accélération de l’innovation au service de la souveraineté alimentaire en France.

200 millions d’euros seront mobilisés pour les start-up, PME et ETI des secteurs FoodTech et AgriTech au travers d’appels à projets pilotés dans le cadre du PIA 4 pour 2021-2025. Deux premiers appels à projets seront lancés courant septembre autour des thématiques “innover pour réussir la transition agroécologie” et “répondre aux besoins alimentaires de demain”. Bpifrance soutiendra également l’innovation dans l’AgriTech et la FoodTech. Ses financements sont passés de 80 millions d’euros par an à 135 millions d’euros en 2020. Au total, ce sont près de 700 millions d’euros qui seront déployés d’ici 5 ans.

Le gouvernement s’appuiera également sur l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) où 212 start-up ont été créées dans cet environnement depuis 1999. L’Institut ambitionne de multiplier par trois le nombre d’entreprises créées chaque année pour atteindre environ 30 nouvelles start-up par an en s’appuyant sur un accroissement significatif des moyens financiers en mobilisant les financements du PIA4 dédiés à la (pré)maturation et à l’accompagnement de la R&D au sein de jeunes entreprises.

Quels champs d’action pour l’AgriTech et la FoodTech ?

Les champs d’action de l’AgriTech et de la FoodTech sont les suivants :

  • Permettre une meilleure adaptation au défi du changement climatique : alors que la récurrence et la violence des épisodes liés au changement climatique viennent trop souvent toucher les agriculteurs, la FoodTech et l’AgriTech portent des solutions à la fois pour améliorer les prévisions, la protection et la résilience des exploitations agricoles. Mais, au-delà de la lutte contre les intempéries, ces solutions peuvent également permettre d’améliorer la gestion de l’exploitation et de savoir quel moment est le plus opportun, au vu des conditions climatiques, pour semer, récolter, vendanger, sortir son bétail, etc.
  • Accélérer l’implémentation de pratiques durables et agroécologiques : aujourd’hui, plus de 92 % des agricultrices et des agriculteurs déclarent mettre déjà en œuvre des pratiques durables (limitation des intrants, préservation de l’eau, amélioration de la qualité des sols). Les solutions portées par l’AgriTech et la FoodTech viennent souvent accompagner cette volonté du monde agricole d’allier pratique durable et compétitivité de leur activité. De nombreuses entreprises aident les agricultrices et agriculteurs à s’engager pleinement dans la transition agroécologique. Que ce soit par la réduction des intrants, la meilleure gestion des ressources ou encore la captation du carbone dans les sols, les solutions existent et elles sont décuplées grâce aux innovations.
  • Accompagner la vie économique d’une exploitation agricole et faciliter le quotidien : être à la tête d’une exploitation agricole c’est être à la tête d’une entreprise. Il faut gérer ses charges, investir, savoir former ses collaborateurs, gérer leurs paies, leurs vacances, établir des relations avec des fournisseurs et des acheteurs… En somme, être agriculteur c’est être un entrepreneur avec toute la complexité du Vivant et le même quotidien que n’importe quel chef d’entreprise. Pour alléger ce quotidien, des solutions existent ! Par exemple, aujourd’hui, 80 % des agriculteurs utilisent au moins un logiciel d’aide à la décision (gestion des démarches, optimisation des coûts, etc.) et 3 agriculteurs sur 4 possèdent au moins un outil robotisé.
  • Développer des modes de consommation plus durables : des initiatives “antigaspi” comme TooGoodToGo à celles permettant une plus grande transparence dans les produits alimentaires comme OpenDataFood ou Yuka, les solutions de la FoodTech et de l’AgriTech se développent aussi à la faveur de pratiques de consommation plus durables et saines. De nombreux outils se développent aussi à destination des entreprises agroalimentaires pour sécuriser leurs approvisionnements, notamment via la blockchain, ou encore pour les réseaux de restauration collective cherchant à développer les produits issus des circuits courts.
  • Encourager le développement de nouvelles ressources agricoles et alimentaires : la transformation de nos modes de consommation et le développement de nouveaux régimes alimentaires invitent à une adaptation permanente des productions agricoles. Historiquement, les agricultrices et les agriculteurs ont toujours su répondre aux demandes des Français en produits frais, de qualité et issus de productions locales. En cela, les start-up de la FoodTech et de l’AgriTech sont à l’avant-garde pour accompagner ces aspirations sociétales ; que ce soit pour développer les produits à base de protéines végétales locales ou réduire la dépendance des élevages aux fourrages étrangers et notamment sud-américains.


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Zacharie Tazrout

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