Dans le cadre d'un vaste programme de protection des ressources linguistiques nationales, la Chine a lancé la seconde phase de son projet. Le pays a pour ambition de vouloir préserver tout ce qui peut exister en matière de dialectes et de langues des minorités ethniques. Les technologies liées à l'intelligence artificielle sont fortement mises à contribution.
La protection des ressources linguistiques
En 2019, à Pékin, l'UNESCO et le ministère de l'éducation chinoise avaient publié conjointement la "proclamation Yuelu", un document visant à promouvoir la diversité linguistique dans le monde et à la protéger. Ce texte encourageait les institutions nationales linguistiques, les universités, les ONG ou tout autre institution publique ou privée des pays membres de l'UNESCO, à essayer d'appliquer diverses techniques et méthodes afin de tout faire pour protéger la diversité linguistique au sein de leur pays. En Chine, ce projet existe depuis 2015. Lancé par le ministère de l'éducation et la commission des langues chinoises, il a d'abord eu pour objectif de recenser, présenter et développer les ressources linguistiques et protéger les langues en danger d'extinction. Mais progressivement, le corpus s'est étendu à toutes les langues et dialectes du pays. Le directeur du centre pour la protection des ressources linguistiques de Chine, Cao Zhiyun a expliqué :"Les langues et les dialectes disparaissent rapidement. Une langue s'éteint toutes les deux semaines, alors nous courons contre la montre pour les sauver. C'est aussi un bon moyen de protéger et de transmettre la culture chinoise"
