“Aujourd’hui, tous les regards sont tournés vers nous. Alors que les grandes entreprises technologiques tirent la sonnette d’alarme au sujet de leurs propres créations, l’Europe est allée de l’avant et a proposé une réponse concrète aux risques que l’IA commence à poser. Nous voulons exploiter le potentiel positif de l’IA en termes de créativité et de productivité, mais nous nous battrons aussi pour protéger notre position et contrer les dangers qui pèsent sur nos démocraties et nos libertés lors des négociations avec le Conseil”.
Le co-rapporteur Dragoş Tudorache (Renew, Roumanie), ajoutait :“La loi sur l’IA donnera le ton au niveau mondial en matière de développement et de gouvernance de l’intelligence artificielle, en veillant à ce que cette technologie, appelée à transformer radicalement nos sociétés grâce aux avantages considérables qu’elle peut offrir, évolue et soit utilisée dans le respect des valeurs européennes que sont la démocratie, les droits fondamentaux et l’État de droit”.
A Reuters Next, Brando Benifei a abondé dans ce sens, pour lui, une loi telle que l'AI Act est nécessaire et tout le travail produit pourrait servir de base à la réglementation de l'IA dans d'autres pays :"Nous avons travaillé sur ce cadre de risque qui pourrait être appliqué dans un format différent, moins contraignant que celui de l'UE, mais qui pourrait servir de modèle pour d'autres applications dans d'autres parties du monde.
Nous sommes en phase avec de nombreuses questions qui figurent dans les engagements volontaires que nous voyons partout dans le monde, mais aussi aux États-Unis. Mais nous l'avons inscrit dans une loi afin qu'il ne s'agisse pas d'un engagement volontaire".
Il a ajouté :"Nous pouvons élaborer cet alphabet commun parce qu'il est très important de relever des défis de plus haut niveau en matière de développement de l'IA, par exemple le risque d'utilisation de l'IA comme arme".
Source : Reuters