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L’UNESCO réunit aujourd’hui des experts pour débattre du rôle d’un cadre éthique mondial dans la réalisation d’une IA bénéfique

Ce mardi 24 novembre de 15h à 17h20, l’Unesco organise deux débats consacrés à l’éthique de l’intelligence artificielle (IA). Sous la gouverne de Yoshua Bengio, des experts de premier plan échangeront sur ce sujet. Ce panel de haut niveau sera ouvert par la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay. Gabriela Ramos, Sous-Directrice générale pour les sciences sociales et humaines, animera ces deux débats visant à analyser l’impact des politiques et marchés relatifs à l’IA dans une perspective régionale.

Alors que cette technologie se développe rapidement, le monde ne dispose pas d’un cadre éthique universel pour garantir que l’intelligence artificielle fonctionne de manière éthique et pour le bien commun. Cette situation est sur le point de changer car l’UNESCO a entrepris d’élaborer le premier instrument normatif mondial dans ce domaine sous la forme d’une recommandation sur l’éthique de l’intelligence artificielle. Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO a précisé :

“L’intelligence artificielle est présente dans tous les aspects de notre vie et pourtant, il existe un vide juridique autour de son développement et de son application. L’UNESCO travaille à l’élaboration d’un consensus entre 193 pays pour jeter les bases éthiques de l’IA. Il est temps pour la communauté internationale de poser les questions éthiques et de décider à quoi nous voulons que l’IA ressemble”.

Parmi les éminents spécialistes issus du monde universitaire, de celui des affaires, de la société civile et des pouvoirs publics appelés à donner leur avis avec Yoshua Bengio, Directeur scientifique à l’Institut des algorithmes d’apprentissage de Montréal (MILA), s’exprimeront Teki Akuetteh Falconer, fondatrice et Directrice de Africa Digital Rights Hub, Agita Pasaribu, fondatrice et Directrice exécutive de Bullyid Indonesia, Henri Verdier, Ambassadeur pour le numérique, auprès du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères de la France, Toshiua Jitsuzumi, professeur à la faculté des études politiques de l’Université Chuo (Japon) et Andrew Wilson, Observateur permanent de la Chambre de commerce internationale (ICC) auprès des Nations Unies.

Le second échange inclura les présidents et représentants des groupes régionaux de l’UNESCO qui auront à se prononcer sur la future Recommendation relative à l’éthique de l’IA lors de la Conférence générale de l’Organisation en 2021.

Trois questions essentielles seront au programme :

  • Comment passer des principes à l’action ;
  • Comment ne pas se laisser distancer face au déploiement rapide des technologies d’IA en termes de régulation ;
  • Comment impliquer les grands acteurs technologiques du secteur privé.

Les autres sujets en discussion seront les suivants :

  • De quelle manière la pandémie exacerbe-t-elle le risque que l’AI soit utilisée de manière non éthique ?
  • Les pays en développement sont-ils plus exposés aux risques d’un usage non éthique de l’IA ? Si c’est le cas, comment le prévenir ?
  • L’effort de l’UNESCO en faveur de l’adoption d’une Recommandation se produit parallèlement à des initiatives nationales, régionales et internationales pour relever les défis associés à l’IA. Quel sera la valeur ajoutée de cet instrument ?
  • Quelle est l’importance de la diversité et de l’inclusivité dans le domaine de l’innovation et de la transformation numériques et comment la concrétiser ?

Le programme dans son intégralité ICI.

Thierry Maubant

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