"Nos recherches montrent que les diagnostics donnés par ce système IA étaient à un niveau comparable à ceux d'un spécialiste. (...) Nous pensons qu'il s'agit du premier système automatisé à offrir un rapport et un diagnostic précis du cancer de la prostate. À court terme, cela peut permettre des délais plus courts, ainsi qu'une plus grande cohérence dans le diagnostic du cancer d'un pathologiste à l'autre, d'un hôpital à l'autre, d'un pays à l'autre. C'est important que les diagnostics et la détection de cancer puissent tirer partie de ces changements. (...) Cela ne va pas remplacer un pathologiste humain. Nous avons toujours besoin d'un pathologiste expérimenté pour prendre la responsabilité du diagnostic final. Ce qu'il fera, c'est aider les pathologistes à faire de meilleurs diagnostics plus rapidement, et à éliminer la variation quotidienne du jugement qui peut influer dans les évaluations humaines".Le professeur Rodolfo Montironi, professeur de pathologie à l'Université Polytechnique des Marches à Ancône en Italie et observateur indépendant qui n'a pas participé à cette étude indique :
"C'est un travail intéressant qui montre comment l'intelligence artificielle va de plus en plus entrer dans la pratique clinique. Cela peut être très utile dans certaines régions où il y a un manque de pathologistes qualifiés. Comme toute automatisation, cela conduira à moins dépendre de l'expertise humaine, mais nous devons veiller à ce que les décisions finales sur le traitement restent effectuées par un pathologiste qualifié."
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