Samsung développe une intelligence artificielle pour les voitures autonomes

Samsung Electronics a obtenu cette semaine le feu vert du ministère des transports sud-coréen pour effectuer un premier test sur route d’une Hyundai Grandeur utilisant ses algorithmes.

Cette annonce est logique lorsque l’on se souvient qu’en novembre dernier, Samsung Electronics signait le plus gros contrat de son histoire en prenant le contrôle de la société américaine Harman International Industries, pour 8 milliards d’euros. Kwon Oh-hyun, le PDG de Samsung Electronics expliquait ainsi cette acquisition, complétée en mars 2017:

« Harman va parfaitement compléter Samsung en termes de technologies, de produits et de solutions. Cette réunion de nos forces s’inscrit naturellement dans la stratégie que nous déployons dans l’automobile depuis quelque temps. »

En effet, Harman spécialisé dans les services connectés et les systèmes audio embarqués, notamment via sa marque Harman Kardon, permettait à Samsung de conjuguer ses systèmes d’intelligence artificielle, ainsi que ses composants, avec le savoir-faire des ingénieurs de la société américaine.

Cette décision historique du géant de l’électronique montrait une nouvelle fois sa volonté de faire partie des moteurs du secteur de l’automobile autonome.

« Le véhicule de demain va vivre la même transformation que le téléphone portable de base, qui est devenu un appareil mobile sophistiqué et intelligent »,

indiquait également le chef de la stratégie de Samsung Electronics, Sohn Young.

Convaincu que ses logiciels d’intelligence artificielle et ses semi-conducteurs pourront se faire une place sur le marché hyper concurrentiel des véhicules autonomes, Samsung Electronics travaille également sur des algorithmes de reconnaissance d’images. Ces derniers sont censés égaler la perception humaine, y compris dans des conditions climatiques extrêmes.

Samsung pourra donc bientôt réaliser un test sur route avec une Hyundai Grandeur qui lui permettra d’analyser l’utilisation des lidars, autrement dit des systèmes de télédétection utilisant un laser pour mesurer les distances autour du véhicule. Ces derniers sont produits par d’autres entreprises mais le groupe a pour objectif d’intégrer ses capteurs d’images CMOS, ses dalles LCD et plusieurs de ses composants dans des véhicules sans conducteur.

Le feu vert du ministère des transports n’est pas le premier puisqu’il a déjà autorisé la circulation de 19 autres véhicules autonomes dans le pays. Afin d’aider les entreprises du secteur, et d’ainsi faire face à la concurrence internationale, le gouvernement sud-coréen, a également annoncé un assouplissement des conditions imposées lors des tests en conditions réelles.

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